Les acariens ne sont pas des insectes, mais des sortes d’araignées de
petite taille, presque invisibles à l’oeil nu. En agriculture, certains sont
connus sous le nom d’araignées rouges ou jaunes (Tétranyques). Ils causent
surtout des dégâts aux feuilles, provoquant des décolorations. Une attaque
sévère provoque la chute des feuilles.
a. Acariose bronzée de la tomate, Aculops lycopersici (Massee)
Les acariens sont presque invisibles à l'oeil nu. Leurs piqûres donnent
aux feuilles et aux tiges un aspect brillant, huileux et une coloration
bronzée. Finalement les feuilles durcissent, brunissent et la plante se
dessèche. Les fruits peuvent également présenter une couleur bronzée.
Lutte:
- Eviter sa diffusion. Cet acarien peut être transporté dans le champ
par les vêtements des travailleurs.
b. Acariose du cotonnier (= Acarien ravisseur),
Polyphagotarsonemus latus
Bank
La femelle mesure 0,2 mm de long. Elle est ovale, allongée, et jaune
opalescente. Le mâle est plus trapu avec de longues pattes. La quatrième
paire de pattes se termine par un tubercule à la place d’une griffe. Ces
acariens se trouvent surtout sur la face inférieure des feuilles. Ils
causent une nécrose des parties inférieures des feuilles, qui se plissent
progressivement. Les attaques se concentrent sur les jeunes pousses. C’est
une espèce d'acarien peu importante sur la tomate.
Lutte:
- Appliquer une solution de savon et de tabac.
voir maladies des tiges
voir mycoplasmose
voir maladies foliaires
voir coléoptères: Epicauta tomentosa
voir coléoptères: Diplognatha gagates
a. Noctuelle de la tomate, Helicoverpa armigera (Hb.) (=
Heliothis armigera (Hb.))
Les chenilles, couvertes de petits poils, sont de couleur variable
(verdâtre, jaunâtre, rosâtre ou brunâtre). Elles présentent souvent des
bandes longitudinales latérales claires et foncées (en particulier une large
ligne blanche sur les côtés). Leur longueur peut atteindre 40 mm. Les fruits
sont troués, les feuilles rongées, et les bouquets floraux coupés. Les
fruits attaqués à l’état jeune tombent généralement. Les autres sont
déformés ou pourrissent sur les plantes. (Fig. 105)
Lutte:
b. Ver gris (= Noctuelle ypsilon), Agrotis ipsilon
(Hufnagel)
Ce sont des chenilles de couleur noir-brunâtre qui attaquent un grand
nombre de cultures. Les jeunes chenilles mangent les feuilles de différentes
cultures. Les chenilles âgées ont une longueur de 25 à 35 mm. Pendant la
nuit, elles rongent les tiges au niveau de sol, ou juste en dessous, et
coupent les plantules. (Fig. 13)
Lutte:
- Destruction des mauvaises herbes, car elles sont souvent un site
préféré d’oviposition et constituent une source de nutrition pour les
jeunes larves.
- Ramassage à la main des jeunes larves, ce qui est possible à petite
échelle.
- Labour profond, ce qui exposera les larves et les chrysalides au
soleil et aux prédateurs.
- Traitement des semences avec un insecticide systémique.

Fig. 13 Chenille du Ver gris, Agrotis ipsilon, attaquant les
plantules
c. Petite chenille légionnaire, Spodoptera exigua (Hb.)
Les jeunes chenilles sont grégaires et se déplacent en groupes. Elles
sont vert pâle avec une tête noire. Elles rongent les feuilles en respectant
l’épiderme opposé, pratiquant ainsi des “fenêtres”. Les chenilles âgées, qui
mesurent 23 à 30 mm de long, dévorent les feuilles d’un grand nombre de
cultures. Elles se réfugient dans le sol pendant la journée. Elles sont de
couleur variable: Leur face ventrale est souvent vert clair, tandis que leur
face dorsale est brun clair. Elles sont striées de fines bandes brunes. Leur
tégument est lisse avec quelques soies.
Lutte:
- Inondation des champs infestés.
- Destruction des chaumes.
- Destruction des mauvaises herbes.
- Désherbage de bandes tout autour du champ.
d. Chenille défoliatrice du cotonnier (= Ver du cotonnier),
Spodoptera littoralis (Boisduval)
Les pontes constituent des masses de 100 à 300 oeufs qui sont déposées
sur la face inférieure des feuilles. Elles sont recouvertes d’écailles
beiges, provenant de la femelle. Les jeunes chenilles restent en groupe et
se nourrissent des feuilles en laissant l’épiderme intact. Les chenilles
plus âgées se dispersent et se réfugient dans le sol au pied de la plante
hôte pendant la journée. Elles sont de couleur verdâtre ou brunâtre avec des
taches triangulaires noires sur le dos (une paire sur chaque segment) et
peuvent atteindre 40 mm de long environ. Elles se nourrissent des feuilles
pendant la nuit et très tôt le matin. (Fig. 1)
Lutte:
- Labour.
- Ramassage manuel des feuilles portant les masses d'oeufs ou les
groupes de jeunes chenilles fraîchement écloses.
- Destruction des mauvaises herbes.
- Pulvérisation d’extraits de neem.
- Pulvérisation d’une bouillie à base de Bacillus thuringiensis.

Fig. 1 Chenille défoliatrice du cotonnier, Spodoptera
littoralis
e. Chrysodeixis chalcites (Esper)
Les chenilles consomment les feuilles de la tomate. Elles se déplacent
d’une façon caractéristique, comme celle des arpenteuses. Elles sont de
couleur jaune à verte.
f. Chenille défoliatrice de l'aubergine, Selepa docilis
Butler
Les chenilles, qui sont toujours groupées, peuvent atteindre 16 mm de
long. Elles sont de couleur vert pâle, et rayées sur le dos par une bande
jaune pâle, avec un petit point noir de chaque côté. Elles portent de
longues soies grises et souples, celles des deux extrémités du corps ayant
un bout noir. Elles rongent les limbes des feuilles, ne laissant que la
nervure.
g. Fausse arpenteuse du chou (= Noctuelle du chou),
Trichoplusia ni (Hübner)
Ce sont des chenilles du type “semi-arpenteuse”, de couleur verte,
parcourues longitudinalement de trois lignes blanches. Elles peuvent
atteindre 35 mm de long. Elles se nourrissent des feuilles en perforant des
trous irréguliers. (Fig. 20)
Lutte:
- Pulvérisation d’une bouillie à base de chenilles infectées par des
Baculovirus.

Fig. 20 Chenille de la Fausse arpenteuse du chou, Trichoplusia ni
h. Sphinx de la pomme de terre (= Sphinx tête de mort),
Acherontia atropos (L.)
La chenille est grande, de couleur verdâtre ou jaunâtre, avec des lignes
latérales de couleur bleue. Elle peut atteindre une longueur de 15 cm. Sur
la partie postérieure du corps, elle porte une épine en forme de “S”. Les
dégâts ne sont pas normalement importants.
i. Utetheisa lotrix (Cram.)
Les chenilles sont poilues et peuvent atteindre 25 mm de long. Elles sont
de couleur jaunâtre, gris foncé et noire.
Lutte:
- Pour la plupart des chenilles qui se nourrissent des feuilles, on peut
utiliser des préparations à base de neem ou un produit à base de
Bacillus thuringiensis.
voir jassides
voir maladies foliaires
a. Ferrisia virgata (Cockerell)
Ces cochenilles forment des colonies qui se présentent sous la forme
d’amas blanchâtres. La femelle est de forme longue, ovale, de couleur
jaune-grisâtre à violacée. Elle mesure 3 à 4 mm de long sur 1,5 à 2,0 mm de
large. Le corps est couvert d’une sécrétion blanche, excepté sur les quatre
paires de zones étroites situées sur la moitié postérieure où la couleur
grise du tégument est légèrement visible. La face dorsale porte de nombreux
poils droits vitreux et cireux. Les jeunes larves, de couleur
jaune-rougeâtre, éclosent peu après la ponte et restent quelques temps sous
la femelle. Ensuite, elles se dispersent et envahissent l'hôte. (Fig. 106)
Lutte:
- Au début d'une attaque il faut couper les parties infestées et les
brûler immédiatement.

Fig. 106 Femelle de Ferrisia virgata
a. Diplognatha gagates (Förster)
L’adulte de cette cétoine mesure 20 à 25 mm de long. Il est brun foncé,
presque noir et luisant. C’est une espèce assez polyphage. Parmi les
cétoines qui attaquent les fruits, cette espèce est la plus dangereuse.
Lutte:
- Il est facile de les ramasser, à cause de leur grande taille.
b. Epicauta tomentosa Mäklin
C’est un coléoptère méloïde de couleur grisâtre. L'adulte, long de 12 mm
et large de 4 mm environ, se nourrit des feuilles de jeunes plantes. (Fig.
29)
Lutte:
- Ramassage à la main. Il faut se protéger les mains, par exemple avec
un sachet en plastique, parce que les méloïdes sécrètent un liquide qui
brûle la peau.

Fig. 29 Adulte d’Epicauta sp
c. Nitidulide des fruits, Carpophilus hemipterus (L.)
L'adulte a 2 à 4 mm de long. Chaque élytre, de couleur brun foncé à
noire, présente deux taches jaune-brun: Une tache sinueuse qui couvre l’apex
postérieur, et une tache plus petite à l'épaule. Les premiers segments des
antennes, les palpes, les tibias et les tarses sont plus clairs que le reste
du corps. Les antennes sont claviformes et sont de couleur brun-rougeâtre,
comme les pattes. La larve, de couleur blanchâtre, atteint 6 à 7 mm de long
à maturité. Sa tête et son extrémité postérieure sont brunes. C'est un
ravageur secondaire que l’on trouve généralement dans les fruits pourris.
Lutte:
- Généralement pas nécessaire.
C’est une maladie non parasitaire. Les fruits présentent de grandes
taches blanchâtres, déprimées, après une exposition soudaine au soleil. Cela
peut résulter d’un flétrissement, ou d’un effeuillage dû à une maladie (par
exemple Nématodes à galles) ou à une pratique culturale.
Lutte:
- Ombrager les fruits exposés, par exemple avec de la paille ou en
associant la tomate avec des lignes de sorgho ou de maïs.
- Conserver le feuillage en bonne santé.
voir viroses
voir chenilles
voir maladies foliaires
Un nombre de champignons provoquent une fonte des semis:
a. Rhizoctonia solani Kühn
b. Pythium spp.
c. Macrophomina phaseolina (Tassi) Goid.
d. Corticium rolfsii (Sacc.) Curzi (= Sclerotium rolfsii
Sacc.)
Lutte:
- Traitement des semences.
- Solarisation de la pépinière.
voir maladies foliaires: Fusariose de
la tomate, et voir
Pourriture des racines et
du collet
a. Brachytrupes membranaceus (Drury)
C'est un grillon polyphage qui vit dans des galeries étendues. Les
adultes, longs de 45 à 50 mm, sont de couleur noir brillant. La partie
postérieure de la tête est plus claire. Les tibias des pattes postérieures
ont de puissants éperons. Cette espèce garde ses pontes et alimente ses
jeunes dans son terrier avec des rameaux et des feuilles fraîches. Elle
sectionne les jeunes tiges au niveau du sol et dévore le bourgeon terminal.
(Fig. 4)
Lutte:
- Utilisation d’appâts empoisonnés avec des insecticides
, tels
que la poudre de Lindane (0,5 à 1,5% m.a. dans l’appât) ou celle de
carbamates.
- Inondation de la parcelle pendant quelques jours.

Fig. 4 Adulte de Brachytrupes membranaceus
a. Cicadelle du coton, Jacobiasca lybica (Bergevin & Zanon)
Ce sont de petits insectes très actifs de couleur vert clair à
vert-jaunâtre, dont les ailes sont transparentes et brillantes. Les adultes
ont environ 2,5 mm de long. Les larves se déplacent latéralement. Les
adultes et les larves infestent le feuillage et sucent les feuilles. Ils
provoquent une décoloration des feuilles et peuvent transmettre des virus.
(Fig. 107)
Lutte:
- Généralement pas nécessaire.

Fig. 107 Larve et adulte de Jacobiasca sp. sur la feuille
a. Maladie des taches brunes de la tomate (= Alternariose de la
pomme de terre), Alternaria solani Sorauer
Les plantules infectées présentent au niveau du collet et plus haut sur
la tige des taches brunes, allongées, légèrement déprimées, qui peuvent
présenter des bandes concentriques. Si les plants survivent à l'attaque, les
taches s'étendent tout autour de la tige, ce qui provoque une diminution de
la croissance et de la récolte, parfois même la mort. Si l'attaque a lieu
sur une plante plus développée, on observe d’abord sur les feuilles les plus
âgées, au moment de la formation des premiers fruits, des taches de 5 à 8
mm, brunes, arrondies ou anguleuses avec des sillons concentriques. Souvent
ces taches sont entourées d'un halo jaunâtre. Des taches brunes peuvent se
développer également sur les tiges et les fruits. Sur les fruits, elles
apparaissent généralement au niveau de l'attache et sont souvent déprimées;
elles peuvent atteindre dans ce cas jusqu'à 2 cm, parfois plus. Elles
présentent souvent des bandes concentriques.
Lutte:
- Utiliser des semences saines, parce que le champignon peut être
transmis par les semences.
- Détruire les plants présentant les symptômes de la maladie.
- Utiliser des plants sains pour le repiquage.
- Utilisation de variétés résistantes. Les variétés à fruits allongés
(comme la Roma) semblent plus résistantes que les variétés à fruits
ronds.
- En pépinière, arroser de préférence le matin.
- Brûler les tiges et les feuilles après la dernière récolte.
b. Pourriture charbonneuse, Macrophomina phaseolina (Tassi)
Goid.
Ce champignon peut provoquer un chancre noir déprimé sous les premiers
deux feuilles de la plantule (fonte des semis) après la levée. Quand
l'attaque a lieu dur des plantes plus âgées, un rabougrissement en résulte.
Elles peuvent se flétrir et, souvent, les feuilles les plus basses
jaunissent. L'intérieur de la tige devient gris ou noir du fait de la
présence de nombreux sclérotes noirs d’un diamètre de 0,5 mm environ.
Lutte:
- Eviter des densités élevées de plantation.
- Eviter que les plantes ne souffrent d’une carence en eau.
- Planter un engrais vert tous les 2 ou 3 ans. Un sol cultivé ainsi
retiendra mieux l’eau.
- Traitement des semences avec un fongicide.
c. Pourriture de la tige, Corticium rolfsii (Sacc.) Curzi
(=
Sclerotium rolfsii Sacc.)
Ce champignon peut provoquer une fonte des semis et, sur des hôtes plus
âgés, une pourriture du collet ou de la tige. Lorsqu’il s’attaque à des
plantes plus âgées, ce sont surtout les jeunes pousses qui jaunissent,
flétrissent et meurent. La pourriture commence au niveau du collet et puis
s’étend de quelques centimètres vers le haut et vers le bas. Le collet se
couvre d’un réseau mycélien de filaments blancs, sur lequel se développent
des sclérotes blanc-brun, sphériques, de 1 à 2 mm de diamètre, qui
finalement deviennent brun foncé. Les fruits qui sont en contact avec le sol
sont aussi infectés: D'abord il apparaît au point de contact avec le sol une
tache jaunâtre, déprimée, avec une peau rompue. Puis, la tache devient
aqueuse et molle et présente souvent la forme d’une étoile. Finalement, un
réseau mycélien avec des sclérotes se développe dans la dépression de la
tache. (Fig. 5)
Lutte:
- Traitement des semences.
- Solarisation de la pépinière.
- Utiliser des semences saines.
- Eviter le semis dans un sol contaminé.
- Enlever et détruire les plantes qui sont infectées.
- Enlever (ne pas enfouir) les résidus de récolte et les mauvaises
herbes.
- Labourer profondément, ce qui diminue l'incidence de la maladie, car
les sclérotes ne peuvent plus germer à grande profondeur.

Fig. 5 Pourriture de la tige, Corticium rolfsii
a. Flétrissement de la tomate (= Fusariose de la tomate),
Fusarium oxysporum Schl. f.sp. lycopersici (Sacc.)
Ce champignon peut provoquer un flétrissement rapide (en une journée) des
jeunes plantules. Sur les plantes plus âgées, les premiers symptômes
visibles sont le flétrissement des feuilles de base, puis des feuilles
situées plus haut. Lorsque la plante possède plusieurs branches, le
flétrissement se manifeste d'abord sur une seule branche, souvent sur le
côté qui correspond aux racines atteintes. Un jaunissement peut parfois
précéder le flétrissement. En coupe, la base de la tige montre des vaisseaux
bruns à noirâtres, localisés sur un secteur du côté des racines atteintes ou
bien répartis sur toute la section.
Lutte:
- Utiliser des semences saines.
- Semer ou planter dans un sol indemne de la maladie.
- Effectuer une rotation des cultures.
b. Stemphyliose (= Stemphylium complexe dans la tomate),
Stemphylium spp.
Sur les limbes des feuilles les plus âgées apparaissent de nombreuses
petites taches circulaires à ovales de 1 mm de diamètre, de couleur brune à
noire, entourées d'un halo jaune. Elles s'agrandissent un peu atteignant 2 à
4 mm au maximum. Elles ne confluent que rarement et ne sont jamais zonées.
Leur centre s'éclaircit et devient grisâtre, en même temps qu'il se déchire
en laissant la feuille trouée. Les feuilles infectées jaunissent, se
dessèchent par la pointe et tombent.
Lutte:
- Utiliser des variétés résistantes.
- Pratiquer une rotation des cultures.
- Détruire les résidus de cultures contaminées.
- Eviter l'irrigation par aspersion, si possible.
c. Blanc (= Oidiopsis blanc), Leveillula taurica (Lèv.)
Arnaud
On observe le plus souvent l’apparition de lésions mal délimitées de
couleur vert clair à jaune clair sur la face supérieure des feuilles. Au
centre de la lésion se développe une plage nécrotique, parfois pourvue de
bandes concentriques. Sur la face inférieure des lésions apparaît une poudre
blanche. Dans des conditions favorables, des fructifications se développent
également sur la face supérieure des feuilles. Les feuilles qui sont
gravement atteintes meurent mais ne tombent que rarement.
Lutte:
- Eviter de semer à proximité de sources d’infection telles que
d’autres cultures infectées.
d. Cladosporiose de la tomate, Fulvia fulva (Cooke) Ciferri
Ce sont d'abord les feuilles âgées et les plus basses qui sont infectées,
ensuite toutes les feuilles sont atteintes. La maladie se manifeste par
l'apparition sur les limbes de petites taches irrégulières, mal délimitées,
jaunâtres, situées principalement aux angles des nervures. Ces taches
grossissent et peuvent atteindre plusieurs centimètres. Elles finissent par
devenir confluentes et brunissent sur le dessus.
voir coléoptères: Epicauta tomentosa
voir viroses
Mouche blanche du coton
(= Mouche blanche du tabac), Bemisia
tabaci
(Genn.)
Les larves, de couleur vert clair, sont translucides et ressemblent à des
cochenilles. Elles sont fixées sur la face inférieure des feuilles. Les
adultes, blancs et de petite taille (1 mm), se mettent à voler pendant
quelques instants si l’on secoue la plante. Ce ravageur, surtout important
pendant la saison sèche, est un vecteur du Tomato Yellow Leaf Curl Virus et
d’autres virus. Il peut causer aussi des dégâts mécaniques par ses piqûres
et intoxiquer la plante par sa salive. (Fig. 85)
Lutte:
- Faire un paillage.
- Pulvériser des extraits de neem.
- Equilibrer la fumure (notamment apporter de la potasse, par exemple
par l’épandage de cendres).

Fig. 85 Chrysalide et adulte de la Mouche blanche du coton,
Bemisia tabaci
Les asticots des Mouches des fruits s’alimentent à l'intérieur du fruit.
a. Didacus ciliatus Loew
Les asticots blanchâtres peuvent atteindre 7 à 9 mm de long.
b. Dacus sp.
On a trouvé d’autres espèces de Mouches des fruits au Tchad, mais elles
ne sont pas encore identifiées. (Fig. 25)

Fig. 25 Dégâts des Mouches des fruits, Dacus sp. sur concombre
Les mycoplasmes causent un symptôme appelé “Balais de sorcières”. La
plante prend un aspect buissonnant. Parfois on observe un jaunissement
combiné avec un rabougrissement.
C’est une maladie non parasitaire due à des arrosages irréguliers et/ou
une carence en calcium. Les fruits montrent à leur extrémité apicale une
tache brune qui s’agrandit et devient déprimée. Cette nécrose est une porte
d’entrée de pourritures (notamment à Alternaria).
Lutte:
- Irrigations régulières.
- Faire un paillage pour retenir mieux l’eau.
- Choisir un sol riche en matière organique qui retient mieux l’eau.
- Apport de calcium.
a. Nématodes à galles, Meloidogyne spp.
Ce sont de très petits vers (anguillules) qui vivent dans les racines de
la plante. Les symptômes caractéristiques sont des galles qui se développent
sur les racines. Un grand nombre d'autres cultures (pomme de terre, tabac,
niébé, aubergine, gombo, cotonnier, soja, riz, etc.) est très sensible à ces
nématodes. (Fig. 108)
Lutte:
- Pratiquer une rotation avec des cultures peu sensibles (sorgho, mil,
maïs, chou, oignon, ail).
- Effectuer une inondation prolongée de la parcelle.
- Observer une période de jachère, si possible travaillée, de façon à
supprimer les adventices et maintenir le sol nu.
- Utiliser du fumier sur la pépinière.
- Sélectionner un terrain non infecté pour la pépinière.
- Arracher et laisser sécher les plantes après la dernière récolte pour
faire mourir les nématodes présents dans les racines.
- Eviter de cultiver la tomate tout près de papayers ou de bananiers,
qui constituent une source d’infection.

Fig. 108 Racines avec des galles causées par Meloidogyne spp.
voir coléoptères
voir chenilles
voir chenilles
voir chenilles
voir maladies foliaires
Ce champignon peut provoquer une fonte des semis. Avant la levée il peut
tuer le germe ou causer des taches brunes ou rougeâtres sur n'importe quelle
partie de la plantule. Après la levée il provoque une lésion brune,
brun-rouge ou presque noire sur la tige au niveau du sol. Le plant tombe et
meurt. Sur les plantes plus âgées une pourriture des racines peut se
développer. Les racines présentent des taches distinctes de couleur sombre
ou bien une pourriture générale de couleur rougeâtre ou brunâtre. Parfois un
chancre apparaît à la base de la tige ou juste au-dessous du niveau du sol.
Il constitue d'une lésion déprimée de couleur brune ou brun-rougeâtre, qui
peut s'étendre vers le haut pour envahir une grande partie de la base de la
tige ou bien s’étendre vers le bas sur les racines.
Lutte:
- Traitement des semences.
- Solarisation de la pépinière.
- Semer avec une densité de plantation faible.
voir maladies des tiges
voir maladies des tiges
Les feuilles jaunissent et flétrissent à la suite d’une pourriture du
collet et des racines.
Les pucerons sont de petits insectes (1,0 à 2,5 mm) qui se développent en
général en colonies sur la face inférieure des feuilles. Les larves et la
plupart des adultes sont aptères. Parfois on trouve quelques adultes ailés.
Ils attaquent aussi les jeunes pousses et les boutons floraux. Au Tchad on
peut trouver différentes espèces de pucerons sur la tomate. Ce sont des
vecteurs de viroses importants.
a. Puceron du cotonnier (= Puceron du melon), Aphis gossypii
Glover
C’est un puceron de couleur vert-noirâtre, d’environ 1 à 2 mm de long.
Les siphunculi et la cauda (la queue) sont de couleur noire. C'est un
vecteur de la Mosaïque du concombre. (Fig. 12) (Fig. 75)

Fig. 12 Adulte aptère et adulte ailé du Puceron du cotonnier,
Aphis gossypii

Fig. 75 Colonie du Puceron du cotonnier,
Aphis gossypii
b. Puceron vert du pêcher, Myzus persicae (Sulz.)
L'adulte aptère mesure 1,5 à 2,6 mm de long. Il est d’une couleur vert
olive mat ou vert clair, parfois mêlée de jaune. Les antennes sont aussi
longues que le corps et les cornicules sont vertes. L’adulte ailé a la tête
et le thorax de couleur noire. La longueur de son corps est de 2,0 à 2,5 mm.
C'est un vecteur de la Mosaïque du concombre et d'autres virus qui peuvent
attaquer la tomate.
Lutte:
- Pulvérisation d’extraits de neem.
- Pulvérisation d’extraits de tabac.
- Pulvérisation d’une solution de savon.
a. Cyrtopeltis tenuis Reut.
C’est une punaise allongée, de coloration vert pâle. Elle mesure 3,0 à
3,5 mm de long. Les ailes antérieures sont transparentes avec deux taches
noires sur la moitié distale, le long du côté antérieur.
b. Punaise verte, Nezara viridula (L.)
C'est une “punaise à bouclier”. L’adulte, de couleur verte, a environ 14
à 15 mm de long et 8 mm de large. Il attaque les fruits en développement.
Les larves ressemblent aux adultes. (Fig. 74)
Lutte:
- La lutte contre les punaises n’est généralement pas nécessaire.

Fig. 74 Adulte de la Punaise verte, Nezara viridula
voir maladies foliaires
voir chenilles
voir chenilles
voir maladies foliaires
Au Tchad, on a trouvé deux espèces de thrips qui attaquent la tomate.
Elles font des dégâts directs, mais elles peuvent aussi transmettre le
“Tomato Spotted Wilt Virus” (TSWV), une virose dont la présence à l'heure
actuelle n'a pas encore été confirmée au Tchad.
a. Thrips de l'oignon, Thrips tabaci Lind.
Les adultes, de couleur brun-jaunâtre, mesurent 1 mm de long. Les larves
sont de couleur blanche ou jaune. Les adultes et les larves sucent les
cellules des feuilles en provoquant de petites taches argentées. Souvent les
infestations commencent sur les bords du champ à cause de migrations
d’adultes provenant d’autres champs ou des mauvaises herbes poussant sur les
friches avoisinantes. (Fig. 67)

Fig. 67 Adulte du Thrips de l'oignon, Thrips tabaci
b. Frankliniella schultzei (Trybom)
Les adultes sont très actifs et n'aiment pas la lumière. Ils mesurent 1,2
à 1,5 mm de long et leur coloration varie du jaune paille au brun sombre.
Lutte:
- Arroser correctement: Les plantes qui souffrent d’un manque d’eau sont
plus attractives pour les thrips.
- Utiliser un paillage pour réduire l’infestation des thrips.
- Labourer le champ, ce qui tue les nymphes dans le sol.
- Détruire les mauvaises herbes dans le champ et autour du champ.
- Pulvériser une bouillie de tabac ou épandre une poudre de tabac.
- Pulvériser des extraits de neem.
- Pulvériser une solution de savon.
voir viroses
voir chenilles
voir chenilles
En général, les symptômes sont un jaunissement marbré, des déformations
et un enroulement des feuilles. Quelques viroses causent un rabougrissement
sérieux des plantes. Parfois les fruits sont marbrés ou présentent des
malformations.
a. Tomato Yellow Leaf Curl Virus, TYLCV
C'est un virus qui est transmis par la Mouche blanche du coton (Bemisia
tabaci). Les symptômes sont le rabougrissement, le jaunissement et
l’enroulement des feuilles. Les dégâts sont plus sérieux si l'infestation
est précoce.
Lutte:
- Utiliser un paillage pour réduire l’infestation de la Mouche blanche
du coton.
- Pulvériser des extraits de neem.
b. Mosaïque du concombre, Cucumber Mosaic Virus (= CMV)
Les jeunes plantes jaunissent et rabougrissent. En début d’attaque les
jeunes feuilles présentent une marbrure ou une mosaïque. Puis les feuilles
prennent un aspect filiforme. Ce virus est transmis de manière
non-persistante par des pucerons.
Lutte:
- En pépinière, utiliser des voiles synthétiques, pour protéger les
plants contre les vecteurs.
- Arracher les plantes malades pendant les premières semaines après la
levée.
D’autres virus de la tomate peuvent être présents au Tchad, mais leur
présence n'est pas encore confirmée.
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