Un grand nombre de sauteriaux et criquets migrateurs peuvent attaquer le
feuillage du sorgho. Les espèces les plus importantes sont:
a. Criquet sénégalais (= Criquet du Sénégal), Oedaleus
senegalensis (Krauss)
La longueur est de 23 à 35 mm (mâles) ou de 30 à 48 mm (femelles). La
coloration générale est verte combinée avec du brun. Les ailes postérieures
ont une base de couleur jaunâtre et une bande médiane brun-noir. Sur le
pronotum, en vue dorsale, on observe souvent quatre taches blanchâtres qui
forment un “X”. Les yeux sont striés. (Fig. 134)
Lutte:
- Ramassage des oothèques dans les champs et dans leur voisinage.
- Labour des champs de ponte.
- Creuser des tranchées autour du champ d’éclosion. Enterrer les
larves qui tombent dans les fossés.

Fig. 134 Un sauteriau, Oedaleus senegalensis
b. Criquet fouisseur, Aiolopus simulatrix (Walker)
La longueur est de 22 à 32 mm (mâles) ou de 29 à 37 mm (femelles). La
coloration générale est d’un brun très variable. Sur les élytres ils ont
deux taches de couleur brun foncé, séparées par une tache blanche. Les
tibias postérieurs sont faiblement colorés d’une alternance de bleu, blanc
et rouge.
Lutte:
- On ne peut pas traiter ce criquet par des moyens classiques
(poudrages, pulvérisations), car il se cache durant la majeure partie de
la journée dans les fentes de retrait des sols argileux, ce qui le rend
difficiles à atteindre. On peut utiliser des appâts empoisonnés.
c. Criquet migrateur africain, Locusta migratoria
migratorioides (R. & F.)
Dans un essaim, les adultes sont de couleur jaunâtre pâle. Les ailes
antérieures sont transparentes avec beaucoup de petites taches brunes. La
longueur est de 35 à 40 mm (mâles) ou de 40 à 50 mm (femelles). La face
inférieure du thorax est couverte de petits poils. Les larves ressemblent
aux adultes, mais leurs ailes ne sont pas complètement développées. En phase
grégaire, elles sont de coloration rouge-brun et noir contrasté. En phase
solitaire, on peut rencontrer des formes vertes, brunes et grises.
Lutte:
- Creuser quelques tranchées pour barrer le chemin aux bandes
larvaires de criquets et enterrer les larves qui tombent dans les
fossés.
- Labour des champs de ponte.
- Ramassage des oothèques.
d. Diabolocatantops axillaris (Thunberg)
Sa longueur est de 30 à 40 mm (mâles) ou de 40 à 50 mm (femelles). Sa
coloration générale est brun clair, parfois grisâtre. Les yeux sont striés.
La face interne des fémurs postérieurs montre une ligne rouge, ainsi qu’une
grosse tache noire sur la moitié basale et une petite tache noire sur le
tiers apical.
e. Criquet du riz, Hieroglyphus daganensis Krauss
La longueur de l’imago est de 28 à 45 mm (mâles) ou de 47 à 65 mm
(femelles). Sa coloration générale est jaune ou verte avec des zones roses
ou ocres. Les yeux ne sont pas striés. Les faces latérales du pronotum et du
thorax montrent des lignes noires soulignant les sillons et sutures.
f. Kraussella amabile (Krauss)
Sa longueur est de 21 à 26 mm (mâles) ou de 27 à 33 mm (femelles). La
coloration générale est un mélange de jaune ou de vert avec du gris plus ou
moins violacé. Le pronotum présente des sillons avec des lignes noires. Les
fémurs des pattes postérieures sont jaunes ou verts avec trois taches noires
sur la face externe. Les tibias des pattes postérieures sont bleus.
D’autres espèces qui attaquent le sorgho sont:
g. Kraussaria angulifera (Krauss)
h. Criquet nomade, Nomadacris septemfasciata
(Audinet-Serville)
i. Oedaleus nigeriensis Uvarov
j. Criquet pèlerin (= Criquet du désert), Schistocerca gregaria
(Forskål)
k. Acorypha glaucopsis (Walker)
l. Cataloipus cymbiferus (Krauss)
m. Cataloipus fuscocoeruleipes Sjöstedti
n. Gastrimargus africanus africanus (Saussure)
o. Acrida bicolor (Thunberg)
p. Morphacris fasciata (Thunberg)
q. Jagoa gwynni (Uvarov)
r. Zacompsa festa Karsch
s. Acrotylus blondeli Saussure
t. Eyprepocnemis plorans (Charpentier)
u. Cryptocatantops haemorrhoidalis (Krauss)
Lutte:
- Creuser quelques tranchées pour barrer le chemin aux bandes larvaires
de criquets et enterrer les larves qui tombent dans les fossés.
- Labour des champs de ponte.
- Ramassage des oothèques.
- Utilisation d’appâts empoisonnés avec un insecticide.
- Utiliser des extraits de neem, ce qui est efficace contre certains
acridiens.
voir déprédateurs des
denrées stockées
voir méloïdes
voir déprédateurs des
denrées stockées
Les larves sont de petits asticots qui se nourrissent dans les grains.
Elles sont de couleur rouge orangé et mesurent 1,5 à 2 mm de long. Un grain
infesté ne contient qu'une larve. La proportion de grains avortés dépend de
l’importance des populations des cécidomyies. Si l’on presse entre le pouce
et l'index des épillets attaqués, il en sort une gouttelette de couleur
orange indiquant la présence d'une larve ou d'une pupe.
Lutte:
- Semer la culture le plus tôt possible après l'installation des pluies.
- Démarrer la culture de sorgho de façon simultanée dans une région
donnée pour synchroniser le moment de floraison.
- Utiliser des variétés qui ne tallent pas et fleurissent au même
moment.
- Semer des variétés locales, qui sont le plus souvent résistantes aux
cécidomyies.
- Détruire les panicules non récoltés.
- Détruire le sorgho sauvage.
voir maladies foliaires
a. Diplognatha gagates (Förster)
L’adulte mesure 20 à 25 mm de long. Il est brun foncé, presque noir et
luisant. C’est une cétoine assez polyphage.
b. Pachnoda interrupta (Olivier)
La longueur de l’adulte est de 13 à 17 mm. Sa couleur de fond est
noirâtre. Le pronotum et les élytres présentent des bordures jaune-brun à
brun-rougeâtre et un certain nombre de taches et lignes de la même couleur.
L’adulte se nourrit des fleurs et des grains au stade laiteux.
c. Rhabdotis sobrina Gory & Perch.
L’adulte, de couleur vert olive, vert luisant ou brune, mesure 16 à 20 mm
de long. Le pronotum et la partie antérieure des élytres portent quelques
lignes blanches longitudinales. Sur la partie postérieure des élytres les
lignes blanches sont transversales et interrompues. Cette cétoine attaque
occasionnellement les grains au stade laiteux.
Lutte:
- Elles sont facilement à ramasser, à cause de leur grande taille.
voir déprédateurs des
denrées stockées
a. Charbon allongé du sorgho, Tolyposporium ehrenbergii
(Kühn.) Pat.
Les symptômes se caractérisent par la présence, à la place des graines,
de sores ayant la forme d'un sac cylindrique, allongé et légèrement courbé.
Un maximum de 10% des graines est affecté. Les sores contiennent une masse
de spores noires. Les dégâts sont rarement importants. (Fig. 86)
Lutte:
- Destruction et élimination des panicules récemment infectées et
l'élimination des hôtes alternatifs sont partiellement efficaces.
- Traitement des semences n'est pas efficace.

Fig. 86 Charbon allongé du sorgho, Tolyposporium ehrenbergii,
sur la panicule du sorgho
b. Charbon couvert du sorgho, Sporisorium sorghi
(Ehrenberg) Link
Les graines se transforment en une masse conique, allongée, de 4 à 6 mm
de longueur, entourée d'une membrane brun-olive formée par le champignon
lui-même. A maturité, cette masse se déchire, libérant une poussière fine et
noire constituée par les spores. Les graines infectées et les spores
seraient toxiques pour l'homme. Les spores de cette maladie sont transmises
par les semences. (Fig. 87)
Lutte:
- Traitement des semences.
- Détruire tous les résidus dans les greniers à sorgho qui contiennent
un grand nombre de spores, au moyen du feu.

Fig. 87 Charbon couvert du sorgho, Sporisorium sorghi,
sur la panicule de sorgho
c. Charbon nu, Sphacelotheca cruenta (Kühn) Potter
On peut confondre le charbon nu avec le charbon couvert (S. sorghi). Les
plantes infectées sont généralement plus courtes, avec des tiges plus minces
et ont une tendance à taller abondamment. Les inflorescences infectées
apparaissent plus tôt et sont plus lâches que celles qui sont saines. Les
sores ont 3 à 20 mm de long (quelquefois jusqu'à 25 mm) et ont un long axe
pointu, souvent arqué, dur, de couleur noire, qui s'étend sur presque toute
la longueur du sore. Cet axe reste à sa place après que les spores aient été
disséminées par le vent. On trouve le charbon nu plus souvent sur des talles
tardives ou sur les cultures de repousse. La maladie est principalement
transmise par la semence, mais il existe également une infection directe des
panicules par des spores véhiculées par l’air. (Fig. 88)
Lutte:
- Traitement des semences avec un fongicide.

Fig. 88 Charbon nu, Sphacelotheca cruenta,
sur la panicule du sorgho
d. Charbon de la panicule, Sporisorium reilianum (Kühn)
Langdon & Fullerton
Au moment de l'épiaison, la panicule est remplacée soit complètement,
soit partiellement par un sac formé d'une membrane blanchâtre (le péridium)
constituée à partir de tissus fongiques et de tissus de l'hôte. La membrane
se déchire juste avant ou aussitôt après la sortie de la panicule, libérant
ainsi un amas de spores brunes. Les spores, avant leur libération, sont
attachées à de longs filaments de couleur sombre, issus des vaisseaux de
l'axe de l'inflorescence. La perte de rendement est généralement très
limitée. (Fig. 89) (Fig. 90)

Fig. 89 Charbon de la panicule, Sporisorium reilianum,
sur la panicule de sorgho

Fig. 90 Charbon de la panicule, Sporisorium reilianum,
sur la panicule de sorgho (dégâts plus développés)
Note: Pour les autres chenilles, voir aussi “Chenilles
légionnaires”, “Foreurs de tiges” et “Déprédateurs
des denrées stockées”.
a. Noctuelle de la tomate, Helicoverpa armigera (Hb.) (=
Heliothis armigera (Hb.))
Les chenilles, couvertes de petits poils, sont de couleur variable
(verdâtre, jaunâtre, rosâtre ou brunâtre). Elles présentent souvent des
bandes longitudinales latérales claires et foncées (en particulier une large
ligne blanche sur les côtés). Leur longueur peut atteindre 40 mm. (Fig. 105)
Lutte:
- Labour ou binage pour éliminer les chenilles et chrysalides qui se
trouvent dans le sol.
- Arrachage des mauvaises herbes autour du champ, car un nombre
considérable de chenilles peut migrer des bordures enherbées vers le
champ.
- Pulvérisation d’extraits de neem.
- Pulvérisation d’une bouillie à base de Bacillus thuringiensis.
- Pulvérisation d’une bouillie à base de chenilles infectées par des
Baculovirus.
- Utilisation de plantes pièges. Planter autour des champs des plantes
pièges pour attirer les adultes et les laisser pondre leurs oeufs. Le
cotonnier, par exemple, est une plante très attractive pour la Noctuelle
de la tomate.

Fig. 105 Dégâts de la Noctuelle de la tomate, Helicoverpa armigera
b. Chrysodeixis acuta (Walker)
Les chenilles se nourrissent des feuilles. Elles ont seulement 3 paires
de pattes abdominales. Ce sont des chenilles qui se déplacent d'une manière
très caractéristique (comme les arpenteuses). Elles sont de couleur verte ou
brune et peuvent atteindre environ 40 mm de long.
c. Faux ver rose, Cryptophlebia leucotreta Meyr.
Après l’éclosion, les chenilles sont de couleur crème avec une tête
noire. Les chenilles plus âgées deviennent grisâtres, tachetées de brun et
dorsalement teintées de rose. Chaque segment porte des soies bien visibles
plantées sur un cercle brun clair. Elles peuvent atteindre 15 mm de long.
d. Chenille poilue du niébé (= Chenille poilue de l'arachide),
Amsacta moloneyi (Druce)
Les chenilles sont très velues. Elles se nourrissent des feuilles, des
fleurs, ou des graines en voie de développement. Elles peuvent atteindre 40
à 50 mm de long et sont de couleur jaune bariolée de brun variable.
e. Pelopidas mathias F.
La chenille est de couleur vert d'herbe bariolée de vert-jaunâtre et
atteint 35 mm de long. La tête a la même couleur et porte deux bandes
latérales marron-rougeâtre foncé, bordées d'une bande plus claire. La tête
est fortement saillante en arrière, bilobée et portée par une sorte de cou,
ce qui lui donne une allure caractéristique la différenciant immédiatement
d’autres chenilles. Les bandes latérales foncées deviennent presque noires
vers l’avant de la tête. Les chenilles mangent les feuilles le long de la
nervure médiane.
f. Autoba gayneri Roths. (= Eublemma gayneri Roths.)
La chenille peut atteindre 17 mm. Son corps est verdâtre; sa peau est
granuleuse avec de longues soies rousses et des taches brunâtres, plus
étendues sur le premier segment thoracique. On trouve une tache brune au
voisinage de chaque stigmate. La tête est marron clair. Les chenilles
rongent les panicules. A son complet développement, la chenille tisse un
cocon assez lâche qui retient les particules étrangères environnantes.
g. Chenille défoliatrice du cotonnier (= Ver du cotonnier),
Spodoptera littoralis (Boisduval)
Les pontes constituent des masses de 100 à 300 oeufs qui sont déposées
sur la face inférieure des feuilles. Elles sont recouvertes d’écailles
beiges, provenant de la femelle. Les jeunes chenilles restent en groupe et
se nourrissent des feuilles en laissant l’épiderme intact. Les chenilles
plus âgées se dispersent et se réfugient dans le sol au pied de la plante
hôte pendant la journée. Elles sont de couleur verdâtre ou brunâtre avec des
taches triangulaires noires sur le dos (une paire sur chaque segment) et
peuvent atteindre 40 mm de long environ. Elles se nourrissent des feuilles
pendant la nuit et très tôt le matin. (Fig. 1)
Lutte:
- Ramassage manuel des feuilles portant les masses d'oeufs ou les
groupes de jeunes chenilles fraîchement écloses.

Fig. 1 Chenille défoliatrice du cotonnier, Spodoptera
littoralis
h. Charaxes jasius epijasius Reiche
La chenille âgée a une tête couverte d'une sorte de bouclier prolongé en
arrière par 4 grandes cornes dont l'extrémité est de couleur rouge foncé.
Entre les grandes cornes postérieures se trouvent deux petites pointes
secondaires. Les segments thoraciques et abdominaux sont d'un vert foncé,
avec nombreux mamelons. Chaque mamelon est arrondi et vert clair, ce qui
fait qu’il ressort sur le fond vert foncé. La chenille peut atteindre 50 mm
de long. (Fig. 50)

Fig. 50 Chenille de Charaxes jasius epijasius
i. Marasmia trapezalis Guenée
Les chenilles atteignent 20 mm à maturité. Elles sont de couleur
vert-jaunâtre pâle, grêles, velues. La tête et le thorax sont brun-rouge.
Les chenilles tissent un abri en réunissant les bords de l'extrémité de la
feuille avec des fils de soie. Elles rongent la face supérieure de la
feuille dans ce fourreau en faisant des “fenêtres”. Elles chrysalident
également dans leur abri.
j. Mythimna loreyi (Dup.)
La chenille développée mesure 25 à 30 mm. Elle est gris pâle, avec des
lignes longitudinales grisâtres, et ses segments sont tachetés de noir et
blanc. Elle attaque les feuilles du tallage à la montaison. Ses dégâts sont
très caractéristiques: Le limbe foliaire est largement entamé et les
excréments sont abondants et visibles. Pendant la journée, les chenilles se
cachent à l'aisselle des feuilles et surtout dans le cornet.
Lutte:
- Utilisation d’extraits de neem qui sont en général efficaces contre
les chenilles.
- Pulvérisation d’une bouillie à base de Bacillus thuringiensis.
a. Chenille légionnaire africaine, Spodoptera exempta
(Walker)
Après l’éclosion les chenilles n’ont pas de couleur bien définie ou sont
blanchâtres. Leur tête est noire. Elles deviennent verdâtres dès qu’elles se
nourrissent et restent vertes durant les trois premiers stades. Elles
deviennent ensuite noires quand leur densité est élevée (forme grégaire), ou
bien elles restent verdâtres ou brunâtres lorsqu’elles sont en faible nombre
(forme solitaire). Les jeunes larves mangent l'épiderme inférieur,
pratiquant ainsi dans les feuilles des “fenêtres” transparentes. Les
chenilles âgées dévorent le limbe totalement. Parfois elles laissent la
nervure principale. Elles consomment uniquement des graminées. (Fig. 130)
Lutte:
- La lutte chimique est justifiée seulement contre les premiers stades
des chenilles.
- Il n'est pas utile de lutter contre les chenilles âgées qui vont
chrysalider, parce que les adultes qui en sont issus migrent
généralement avant de pondre leurs oeufs. De plus, à ce stade, elles
sont très résistantes aux insecticides, ce qui rend la lutte par ce
moyen non rentable.

Fig. 130 Chenille et adulte d'un lépidoptère, Spodoptera exempta
b. Petite chenille légionnaire, Spodoptera exigua (Hb.)
Les jeunes chenilles sont grégaires et se déplacent en groupes. Elles
sont vert pâle avec une tête noire. Elles rongent les feuilles en respectant
l’épiderme opposé, pratiquant ainsi des “fenêtres”. Les chenilles âgées, qui
mesurent 23 à 30 mm de long, dévorent les feuilles d’un grand nombre de
cultures. Elles se réfugient dans le sol pendant la journée. Elles sont de
couleur variable: Leur face ventrale est souvent vert clair, tandis que leur
face dorsale est brun clair. Elles sont striées de fines bandes brunes. Leur
tégument est lisse avec quelques soies.
Lutte:
- Labour ou binage pour éliminer les chenilles et chrysalides qui se
trouvent dans le sol.
- Inondation des champs infestés.
- Destruction des chaumes.
- Destruction des mauvaises herbes.
- Désherbage de bandes tout autour du champ.
Lutte:
- Pour la plupart des chenilles qui se nourrissent des feuilles, on peut
utiliser des préparations à base de neem ou un produit à base de
Bacillus thuringiensis.
Note: Pour d’autres coléoptères voir aussi “Méloïdes”,
“Cétoines”, et “Déprédateurs
des denrées stockées”.
a. Hadromerus sagittarius Ol.
L’adulte de ce charançon, de couleur gris-verdâtre, peut atteindre une
longueur de 7 à 11 mm. Les pattes antérieures présentent des fémurs très
forts et très longs qui, souvent, sont maintenus à angle droit avec le
corps. Les adultes attaquent les feuilles. Ils se tiennent sur les bords et
mangent de manière caractéristique des morceaux arrondis de feuilles. Si on
le dérange, l’insecte se laisse tomber rapidement dans le cornet, dans la
gaine, ou à terre. (Fig. 91).

Fig. 91 Adulte de Hadromerus sagittarius
b. Lagria villosa F.
L'adulte, long de 13 mm environ, est de couleur gris métallique, avec
parfois des reflets violines. Il attaque le feuillage de plantes très
diverses.
c. Schizonycha sp.
Les larves sont des vers blancs. Elles attaquent les racines et peuvent
les couper. (Fig. 33) (Fig. 10)
Lutte:

Fig. 33 Ver blanc, Schizonycha sp., attaquant les racines

Fig. 10 Oeufs, larve, nymphe et adulte de Schizonycha sp.
voir acridiens
voir déprédateurs des
denrées stockées
voir mauvaises herbes
Sur les graines de sorgho stockées on trouve nombre de ravageurs, surtout
des coléoptères et leurs larves. Dans le stock, les adultes sont souvent
plus visibles que les larves.
a. Petit ver de la farine, Tribolium castaneum (Herbst.)
Les adultes de ces petits coléoptères ont environ 3,5 mm de long. Ils
sont de couleur brun-ferrugineux à rougeâtre. Les larves sont de couleur
jaunâtre. Cette espèce est très semblable au Tribolium de la farine de riz.
(Fig. 15)

Fig. 15 Adulte de Tribolium sp
b. Tribolium de la farine de riz (= Tribolion), Tribolium
confusum (J.du Val)
Les larves et les adultes de cette espèce sont très semblables à ceux du
Petit ver de la farine. (Fig. 15)
c. Trogoderme des grains, Trogoderma granarium Everts
Les adultes sont de petits coléoptères ovales, longs de 2 à 3 mm. Ils
sont de couleur brun foncé, marbrée de noir. Leurs élytres sont recouverts
de poils fins. Les larves, de couleur brun-rougeâtre, atteignent environ 4,5
mm de long. Elles portent une touffe de longs poils sur leur extrémité
abdominale ainsi que sur le côté de chaque segment. Seules les larves
provoquent des dégâts, les adultes ne s’alimentant pas. (Fig. 34)

Fig. 34 Adulte et larve du Trogoderme des grains,
Trogoderma granarium
d. Nitidulide des fruits, Carpophilus hemipterus (L.)
L'adulte a 2 à 4 mm de long. Chaque élytre, de couleur brun foncé à
noire, présente deux taches jaune-brun: Une tache sinueuse qui couvre l’apex
postérieur, et une tache plus petite à l'épaule. Les premiers segments des
antennes, les palpes, les tibias et les tarses sont plus clairs que le reste
du corps. Les antennes sont claviformes et sont de couleur brun-rougeâtre,
comme les pattes. La larve, de couleur blanchâtre, atteint 6 à 7 mm de long
à maturité. Sa tête et son extrémité postérieure sont brunes.
e. Silvain dentelé (= Cucujide dentelé des grains),
Oryzaephilus surinamensis (L.)
Les adultes, de forme aplatie et de couleur brun foncé, ont une longueur
de 1,7 à 3,2 mm. Ils sont recouverts d'une pilosité dorée. Le prothorax
présente deux larges sillons longitudinaux plats et six dents aiguës de
chaque côté. A maturité, les larves atteignent une longueur de 2,5 à 3,0 mm.
Elles sont de couleur blanche à jaune pâle. Chaque segment présente sur la
face dorsale deux taches brunes. (Fig. 14) (Fig. 78)
Lutte:
- Exposer les graines au soleil. Une température au-dessus de 45 ºC
tue les silvains.

Fig. 14 Adulte du Silvain dentelé, Oryzaephilus surinamensis

Fig. 78 Larve du Silvain dentelé , Oryzaephilus surinamensis
f. Latheticus oryzae (Waterh.)
L’adulte, de couleur jaune-brunâtre, a 2,5 à 3,0 mm de long. Son aspect
rappelle celui du Petit ver de la farine, mais la tête est plus allongée.
Les antennes courtes et massives ont leurs 5 derniers segments élargis.
g. Capucin des grains, Rhyzopertha dominica (F.)
La jeune larve est blanchâtre avec une tête jaune. A maturité elle mesure
presque 3 mm de long. Elle est alors de couleur blanche avec une tête
brunâtre. Les mandibules sont plus foncées, armées de 3 dents distinctes. Le
corps est légèrement incurvé. La cuticule est revêtue de soies brun pâle.
Les adultes sont de couleur brune, brun-rouge ou même noire. Ils sont aptes
au vol et ont une longueur de 2,5 à 3,0 mm. La tête est cachée sous le
prothorax arrondi. Les antennes sont constituées de 10 segments et se
terminent par trois segments formant un pilon. Le pronotum porte en avant
une rangée de dents, et des tubercules aplatis en arrière. Les élytres sont
arrondis sur leur partie postérieure. (Fig. 92)

Fig. 92 Adulte du Capucin des grains, Rhyzopertha dominica
h. Bruche du niébé (= Bruche à quatre taches), Callosobruchus
maculatus
(F.)
L’adulte est un petit coléoptère court et trapu, généralement d’une
couleur brun-roux, mesurant environ 3 mm de long. Les élytres noirs ne
couvrent pas l’extrémité noire ou blanche du corps. Ils présentent des zones
rousses recouvertes d'une pubescence blanche et dorée, dessinant souvent un
“X” plus ou moins épais sur l'ensemble des élytres. Les larves se
nourrissent dans les graines. Les graines infestées présentent de petits
trous. (Fig. 63) (Fig. 64)

Fig. 63 Adulte de la Bruche du niébé, Callosobruchus maculatus

Fig. 64 Dégâts de la Bruche du niébé, Callosobruchus maculatus,
sur les graines
de niébé
i. Charançon du riz, Sitophilus oryzae (L.)
L'adulte a une longueur de 2,5 à 4,0 mm. Il ne vole pas très facilement
et certaines souches même ont perdu leur aptitude au vol. Il est souvent
plus petit que S. zeamais. Sa couleur est brun-rouge avec fréquemment deux
taches plus claires sur chaque élytre. Les céréales au champ ne sont pas
attaquées. La larve se développe à l'intérieur du grain. (Fig. 79)

Fig. 79 Adulte du Charançon du riz, Sitophilus oryzae
j. Charançon du maïs, Sitophilus zeamais (Motsch.) Kuschel
L’adulte a une longueur de 3,3 à 5,0 mm. La coloration va du brun-rouge
foncé au noir, avec en général deux petites taches claires sur chaque
élytre. La larve ressemble beaucoup à celle de S. oryzae. Elle est de
couleur blanche, apode, peu velue. (Fig. 35) (Fig. 36)

Fig. 35 Adulte du Charançon du maïs, Sitophilus zeamais

Fig. 36 Dégâts du Charançon du maïs, Sitophilus zeamais,
sur les graines de maïs
k. Teigne de l'amandier, Ephestia cautella Walker
L'adulte est un papillon de couleur gris-brun, long de 6 à 9 mm. La
chenille est très mobile et se déplace facilement dans la denrée stockée.
Elle tisse un réseau de soie fine, avec des débris de crottes. On la
distingue de celle d’autres espèces grâce aux petites taches foncées situées
à la base des soies dorsales.
l. Teigne bicolore (= Pyrale des fruits secs), Plodia
interpunctella (Hb.)
L'adulte est facile à reconnaître par le dessin caractéristique des ailes
antérieures: Le tiers basal de ces ailes est de couleur crème, alors que la
partie distale est brun-rougeâtre. L'adulte mesure 8 à 12 mm de long. Les
chenilles sont blanc d'os, parfois verdâtres ou rougeâtres. Elles ont une
tête brune et peuvent atteindre une longueur de 17 mm. La chenille traîne
derrière elle, un fil de soie gluante. (Fig. 3)

Fig. 3 Adulte de la Teigne bicolore, Plodia interpunctella
Lutte:
Voir: Protection
des denrées stockées
voir chenilles
Beaucoup de champignons du sol peuvent affecter la viabilité et la
croissance des plantules. Souvent la nécrose du système racinaire cause la
mort des plantules avant ou après la levée.
a. Exserohilum turcicum (Pass.) Leo. & Sug.
b. Pythium spp.
c. Rhizoctonia spp.
Lutte:
- Traitement des semences.
- Rotation avec des non-graminées (dicotylédones).
a. Foreur de la tige du maïs, Busseola fusca (Fuller)
Les feuilles des jeunes plantes sont trouées. Si l'attaque est grave les
feuilles centrales meurent (“coeur mort”). Chez les plantes plus âgées, les
chenilles de la première génération percent la tige principale. Quelques
chenilles de la deuxième génération percent la panicule. (Fig. 37)
Lutte:
b. Foreur des tiges du sorgho, Eldana saccharina (Walker)
Le corps de la chenille, qui peut atteindre 20 mm de long, est
uniformément gris-blanchâtre, gris-noir ou beige avec des soies rousses. Les
pattes sont de couleur jaunâtre. La tête est brun foncé. La chenille pénètre
dans la tige en forant une galerie. Chez les jeunes plantes elle provoque
des “coeurs morts”.
Lutte:
- Utilisation d’un mélange comportant 50% de poudre de neem et 50% de
sciure. Déposer environ 1g de ce mélange (une pincée) dans le cornet de
la plante. Répéter cette application après 7 à 10 jours.
Deux espèces de Sesamia ont été trouvées sur le sorgho au Tchad. Elles se
ressemblent beaucoup:
c. Foreur rose africain, Sesamia calamistis (Hampson)
d. Sesamia cretica Lederer
Les chenilles peuvent atteindre 28 à 34 mm de long. Leur couleur est
rose, blanche ou blanc-jaunâtre. La tête et les stigmates sont de couleur
brune. La consommation des tissus internes de la tige affecte la formation
normale du grain et de la panicule et la présence de galeries entraîne
souvent la rupture des tiges. Sur les plantes plus développées elles peuvent
s’attaquer aux panicules en voie de développement. Les grandes chenilles
creusent souvent la base des panicules de sorgho, entraînant une perte
considérable et une sensibilité à la casse. (Fig. 16) (Fig. 93)
Lutte:
- Destruction des résidus de récolte.
- Démarrage des semis de façon simultanée dans une région donnée.
- Utilisation d’un mélange comportant 50% de poudre de neem et 50% de
sciure. Déposer environ 1g de ce mélange (une pincée) dans le cornet de
la plante. Répéter cette application après 7 à 10 jours.

Fig. 16 Adulte du Foreur rose africain, Sesamia calamistis

Fig. 93 Chenille du Foreur rose africain, Sesamia calamistis
e. Chilo partellus (Swinhoe)
La chenille est blanc-crème, avec 2 rangées de taches brunes. Elle
atteint 20 à 25 mm de long. Les dégâts sont semblables à ceux d’autres
foreurs de tiges. Chez les jeunes plantes les dégâts causés sont des “coeurs
morts”. Chez les plantes plus âgées, la partie supérieure de la tige peut
mourir. (Fig. 94)
Lutte:
- Destruction des résidus de récolte.
- Démarrage des semis de façon simultanée dans une région donnée.
- Utilisation d’un mélange comportant 50% de poudre de neem et 50% de
sciure. Déposer environ 1g de ce mélange (une pincée) dans le cornet de
la plante. Répéter cette application après 7 à 10 jours.

Fig. 94 Chenille de Chilo partellus dans la tige du sorgho
f. Foreur des tiges du mil, Coniesta ignefusalis (Hampson)
(=
Acigona ignefusalis (Hampson))
La chenille est de couleur gris-jaunâtre avec des taches noires ovales.
Elle peut atteindre 17 à 20 mm de long. Sa tête est de couleur ocre. Le
premier segment thoracique porte dorsalement une grande tache noire. Les
pattes sont noires. Les stigmates sont entourés d'un cadre noir. Le dernier
segment abdominal est noir sur la face dorsale. La chenille s’alimente dans
les tiges. Les symptômes de dégâts apparaissent quatre semaines après la
levée et se traduisent surtout par l’apparition de “coeurs morts” et,
consécutivement, par un tallage abondant. Les chenilles de la dernière
génération passent la saison sèche dans les tiges mortes (diapause
larvaire).
Lutte:
- Destruction des résidus de récolte.
- Démarrage des semis de façon simultanée dans une région donnée.
- Semis précoce.
- Utilisation d’un mélange comportant 50% de poudre de neem et 50% de
sciure. Déposer environ 1g de ce mélange (une pincée) dans le cornet de
la plante. Répéter cette application après 7 à 10 jours.
a. Forficula senegalensis Serv.
L'adulte a 22 mm de long, jusqu'à l'extrémité des pinces. Le corps, jaune
ou brun, est finement granuleux. Les élytres sont soudés, de couleur jaune
avec une bande médiane foncée. L'abdomen porte des mamelons latéraux très
sombres sur le deuxième et troisième segment. Les pinces puissantes de
l'abdomen atteignent le tiers de la longueur de l'insecte avec une épine
interne aux deux tiers de la longueur. Les pinces sont crénelées sur leur
face interne dans leur moitié basale. Leurs morsures provoquent des bandes
rouges sur les feuilles ce qui aboutit au jaunissement et même à la mort du
plant. En outre ils attaquent les fleurs et rongent les grains. (Fig. 38)

Fig. 38 Adulte d'une forficule, Forficula sp.
voir maladies des tiges: Fusarium
moniliforme
voir punaises
voir maladies foliaires
a. Locris sp.
L'adulte a une longueur de 12 à 13 mm. Il est entièrement rouge à
orangeâtre, parfois strié de noir. Les adultes et les larves sucent la sève
de la plante, mais ils ne font pas de dégâts significatifs.
b. Poophilus costalis Wlk.
Les larves se trouvent sur la face supérieure des feuilles, où elles
sucent la sève de la plante; elles produisent une masse considérable d’écume
qui les recouvre. L'adulte mesure 9 à 11 mm et est de couleur brun-grisâtre
à brune. Le bord antérieur des ailes antérieures est jaunâtre et l’on
observe des plages claires au milieu des ailes. Les feuilles attaquées par
les larves deviennent jaunâtres à blanches autour de l’endroit où elles
s’alimentent. Les adultes se nourrissent également de graminées.
voir acridiens
voir oiseaux granivores
voir maladies foliaires
voir maladies foliaires
voir maladies foliaires
voir maladies foliaires
voir maladies foliaires
voir maladies foliaires
voir charbons
a. Pourriture charbonneuse, Macrophomina phaseolina (Tassi)
Goid.
Les parties basales des tiges deviennent molles ou spongieuses ce qui
provoque une verse, même avec des vents modérés. La verse a souvent lieu au
niveau du deuxième ou du troisième entre-noeud. Si l’on coupe une tige
longitudinalement, les fibres vasculaires apparaissent nettement séparées et
sont souvent noires à cause des sclérotes qui les recouvrent.
Lutte:
- Eviter des densités élevées de plantation.
- Eviter que les plantes ne souffrent d’une carence en eau.
- Planter un engrais vert tous les 2 ou 3 ans. Un sol cultivé ainsi
retiendra mieux l’eau.
- Traitement des semences avec un fongicide.
- Utiliser des variétés résistantes. Il y a des variétés qui sont
tolérantes vis à vis de cette maladie ou de la sécheresse.
- Pour le sorgho pluvial: Semis précoce, afin d’éviter des conditions
chaudes et sèches au stade de la maturation.
b. Pokkah Boeng, Gibberella fujikuroi f.sp. subglutinans
Edw.
Le Pokkah boeng est caractérisé par des feuilles déformées, décolorées et
non dépliées près de l’apex de la plante. Quelquefois, les feuilles
deviennent tellement torsadées qu’elles ne se déplient pas bien, ce qui
aboutit à donner à la plante l’apparence d’une échelle. Ce sont surtout les
bases des feuilles qui sont ridées, les feuilles présentant de nombreuses
coupures transversales. Parfois on peut remarquer des symptômes de “coup de
couteau” (knife-cut) dans la tige: Ce sont des “coupes” transversales dans
la tige, ce qui donne l’impression que l’on a enlevé un morceau de tissu
avec un couteau tranchant. Ces lésions sont couvertes par les gaines et ne
sont, par conséquent, pas toujours visibles. Même sous un vent modéré les
tiges peuvent se casser.
Lutte:
- Il n’existe pas de méthodes de lutte.
c. Fusarium moniliforme Sheld.
Le premier symptôme est une coloration rouge foncé du cortex des racines
des jeunes plants. Sur les plantes développées on peut remarquer des lésions
rouge clair à violettes sur les tissus intérieurs et extérieurs des graines,
des racines et des tiges. La moelle des deux ou trois entre-noeuds les plus
bas présente de grandes surfaces rougeâtres. Les entre-noeuds situés à un
niveau plus élevé ont des fibres vasculaires d’une couleur brune à rouge.
Souvent, les plantes meurent pendant le développement des graines. Les
feuilles peuvent devenir soudainement bleu-grisâtre, alors que la tige garde
sa couleur verte. Les panicules et les graines sont plus petits que ceux des
plantes saines.
Lutte:
- Détruire les résidus de récolte.
- Pratiquer une rotation des cultures.
- Réduire les facteurs de stress, spécialement durant la floraison,
pour diminuer les risques d’apparition de cette maladie.
- Détruire les mauvaises herbes, ce qui peut contribuer dans une
grande mesure à diminuer la sévérité des attaques de cette maladie,
parce que celles-ci sont de forts compétiteurs pour l'eau et les
nutriments.
- Lutter contre les insectes.
- Maintenir une fertilisation équilibrée du sol.
- Eviter de planter ou de semer les plantes trop densément. Cela leur
évitera une trop forte compétition pour l’eau et les nutriments qui leur
est préjudiciable.
- Utiliser des variétés avec des tiges fortes, ce qui évitera en
grande partie la verse.
d. Pourriture de la tige (= Pourriture rouge des gaines),
Corticium rolfsii (Sacc.) Curzi (= Sclerotium rolfsii Sacc.)
Elle cause une maladie des gaines foliaires qui est sans importance
économique. Elle provoque aussi une pourriture de la tige. Tout d’abord
apparaissent sur la tige, au niveau du sol, des taches aqueuses de couleur
rouge clair, pourpre ou brune. Les taches s’étendent ensuite dans toutes les
directions. Les feuilles dont la gaine est infestée jaunissent et meurent.
On trouve souvent un réseau de filaments mycéliens sur la face intérieure de
la gaine. Dans des conditions d'humidité prolongée se développent de grands
sclérotes (de 0,5 à 2,0 mm) sur la face externe des gaines nécrosées. Ces
sclérotes sont d’abord blancs, puis deviennent bruns, ressemblant à des
graines de radis. (Fig. 5)
Lutte:
e. Acremonium strictum Gams
Ce champignon provoque le flétrissement foliaire et une décoloration des
nervures latérales. Le flétrissement se développe vers la base de la
feuille. L'obstruction vasculaire s'étend dans la gaine foliaire, puis dans
les vaisseaux vasculaires de la tige. Chez les plantes sensibles qui sont
gravement attaquées, les feuilles les plus jeunes et le point de croissance
meurent. Une coupe de la tige fait apparaître des traits rouges à
l’emplacement des tissus vasculaires.
Lutte:
- La plupart des variétés de sorgho sont résistantes à cette maladie
ou bien ne permettent pas un développement rapide de la maladie, si bien
les dégâts sont négligeables.
a. Maladie des taches rectangulaires (= Maladie des taches grises)
(= Cercosporiose), Cercospora sorghi Ell. & Eve.
Les feuilles présentent des taches oblongues rectangulaires. Les taches
ont un centre de couleur grisâtre et des marges de couleur violacée ou
brune. Cette maladie est plus importante dans les régions les plus humides.
(Fig. 95)

Fig. 95 Maladie des taches rectangulaires, Cercospora sorghi
Lutte:
- Rotation avec des non-graminées (dicotylédones).
- Destruction des résidus de récolte.
- Destruction des graminées adventices.
b. Helminthosporiose, Exserohilum turcicum (Pass.) Leo. &
Sug.
Sur les plantules, de petites taches rougeâtres peuvent se développer sur
les feuilles. Puis ces taches deviennent plus grandes et se réunissent en
provoquant le flétrissement des feuilles qui prennent une coloration
gris-pourpre. Enfin, la plantule peut mourir. Sur les plantes plus âgées se
développent, d'abord sur les feuilles âgées, des taches allongées,
elliptiques, de couleur pourpre-rougeâtre ou brun-jaunâtre, mesurant jusqu'à
1,2 cm de large et 2,5 à 15,0 cm de long. Puis la maladie s’étend aux
feuilles plus jeunes. Les lésions sur des plantes âgées ont leur centre gris
à jaunâtre et des bordures rougeâtres. Un duvet gris, olive ou noir se
développe par temps humide sur ces lésions en zones concentriques. On ne
voit pas les points noirs qui sont caractéristiques de la maladie des bandes
de suie. (Fig. 96)

Fig. 96 Helminthosporiose, Exserohilum turcicum,
sur la feuille du sorgho
Lutte:
- Rotation avec des non-graminées (dicotylédones).
- Utilisation de variétés résistantes. La plupart des variétés
cultivées en Afrique sont résistantes. Cependant, il existe quelques
nouvelles variétés à cycle court qui peuvent être endommagées gravement
par cette maladie.
c. Raies bactériennes, Pseudomonas andropogonis (E.F.
Smith) Stapp
Les premiers symptômes sont de petites (1 cm) taches linéaires entre les
nervures. Les taches sur les feuilles et la gaine sont de couleur pourpre,
rouge, jaune ou brune, en fonction de la réaction de l'hôte. Si les
conditions sont favorables, les taches peuvent dépasser une longueur de 20
cm. On observe de l'exsudat bactérien sur les feuilles infectées.
Lutte:
- Destruction des résidus de récolte.
- Rotation des cultures.
- Sélection des semences. Utiliser les graines de plantes saines ne
présentant pas de symptômes pour le semis de l’année suivante.
d. Maladie des taches marbrées, Rhizoctonia spp.
Sur les feuilles et sur les gaines on voit des lésions de couleur
gris-verdâtre, d’aspect huileux. Les lésions donnent aux tissus infectés une
apparence marbrée. A la surface des lésions on peut voir des brins de
mycélium et des sclérotes duveteux, blancs et bruns. Les Rhizoctonia sont
également associées à la fonte des semis.
e. Maladie des stries rouges, Xanthomonas rubrilineans (Lee
et al.) Dowson
Cette maladie provoque des stries rouges, étroites, parallèles aux
nervures principales. Généralement, les stries se développent à partir de la
base de la feuille et s'allongent le long du limbe. Quand la bactérie
infecte le point de croissance, elle entraîne sa pourriture. Cette bactérie
est transmise par l’eau et le vent.
f. Maladie des stries bactériennes, Xanthomonas holcicola
(Elliot) Starr & Burkholder
Dans le champ, les premiers symptômes que l'on peut observer sont des
taches ou des stries discontinues, étroites, d'aspect huileux ou
translucides, un peu rougeâtres. Ensuite, le centre des taches devient de
couleur tannée. Les stries peuvent s'élargir pour former des taches ovales
irrégulières avec des bordures rouges et le centre de couleur tannée. Les
exsudats bactériens se dessèchent et forment des croûtes à la surface des
lésions. La différence avec la maladie des Raies bactériennes est que
celle-ci ne provoque jamais l’apparition de stries ayant un aspect
translucide, celles-ci gardant une coloration uniforme et ne s'élargissant
pas pour former des taches ovales. (Fig. 97)

Fig. 97 Maladie des stries bactériennes, Xanthomonas holcicola,
sur la feuille du sorgho
g. Anthracnose (= Pourriture rouge) (= Maladie des taches rouges),
Colletotrichum graminicola (Cesati) Wilson
L’Anthracnose peut provoquer deux types de symptômes:
1) La maladie se manifeste sur les feuilles par de petites taches
circulaires à elliptiques. Les taches peuvent atteindre un diamètre de 5 mm,
avec un petit centre de couleur paille et un large pourtour rougeâtre. Au
centre des lésions, de petites fructifications noires se développent. Une
autre caractéristique est l'infection de la nervure médiane qui provoque
l’apparition de lésions allongées de couleur rouge à pourpre sur lesquelles
on peut voir des acervules noirs. (Fig. 98)
2) La maladie peut se manifester aussi par une pourriture de la tige ou
de l'inflorescence. Si l’on coupe la tige, l'intérieur a un aspect marbré de
rouge. Les colorations sont variables, généralement discontinues. On trouve
ce type de symptômes surtout chez les plantes développées.
Lutte:
- Utilisation de variétés résistantes, ce qui est la meilleure méthode
de lutte.
- Rotation avec des plantes non-hôtes.
- Destruction des résidus de récolte.
- Traitement des semences.

Fig. 98 Anthracnose, Colletotrichum graminicola, sur la feuille du
sorgho
h. Maladie des grains de sable, Ascochyta sorghina Saccardo
Les premiers symptômes sont des taches foliaires rondes à allongées
pouvant atteindre 1 à 4 cm de long sur 0,5 à 3,0 cm de large. Ces taches
sont de couleur jaunâtre ou rougeâtre. Des groupes de fructifications noires
se forment sur et autour de ces taches. Par la suite, les taches se
nécrosent et deviennent de couleur paille, avec un pourtour plus foncé. Les
lésions peuvent devenir coalescentes pour former de grandes plages
nécrotiques. Les fructifications peuvent tomber ou être enlevées par les
pluies. Les lésions présentent toujours des bordures bien définies et
souvent des halos. (Fig. 99)
Lutte:
- Utilisation de variétés résistantes.
- Rotation des cultures.
- Destruction des résidus de récolte.

Fig. 99 Maladie des grains de sable, Ascochyta sorghina, sur la
feuille du sorgho
i. Rouille rouge, Puccinia purpurea Cooke
Les jeunes plantes ne sont que rarement infectées. A partir de l'âge de 6
semaines de nombreuses taches pourpres, rouges ou brunes de forme ovales
apparaissent sur les deux faces des feuilles. Elles sont situées entre les
nervures et peuvent atteindre une longueur de 2 mm. Sur les taches se
développent des pustules qui, à leur maturité, libèrent une poudre rouge,
constituée par les spores. Au champ on peut distinguer cette maladie
d'autres maladies foliaires en frottant doucement les pustules pour déceler
la poudre rouge qu’elles produisent.
j. Maladie des taches zonées, Gloeocercospora sorghi Bain &
Edg.
Au début les lésions apparaissent comme de petites macules brun-rougeâtre
d’aspect huileux, entourées parfois d’un étroit halo vert. Puis, les lésions
s'élargissent, deviennent rouge sombre et ont tendance à s'allonger
parallèlement aux nervures. Finalement, elles occupent la feuille et forment
des zonations caractéristiques. Les taches sont de forme circulaire, ou
semi-circulaire si elles sont situées près du bord de la feuille. Elles
présentent des bandes alternées de couleur violet foncé ou rouge et de
couleur paille, disposées concentriquement. Les taches peuvent atteindre un
diamètre de 2,5 à 5,0 cm. Parfois on peut observer des sclérotes foncés sur
les lésions mûres, le plus souvent sur les tissus nécrotiques. (Fig. 56)
(Fig. 100)

Fig. 56 Maladie des taches zonées, Gloeocercospora sp.,
sur la feuille du mil

Fig. 100 Maladie des taches zonées, Gloeocercospora sorghi,
sur la feuille du sorgho
Lutte:
- Rotation des cultures.
- Destruction des résidus de cultures et des mauvaises herbes.
- Utilisation de semences non infectées.
k. Maladie des bandes de suie, Ramulispora sorghi (Ell. &
Ev.) Olive & Lefebvre
Cette maladie provoque sur les feuilles des taches allongées elliptiques
à centre nécrotique de couleur paille avec un pourtour jaune. Lorsqu’elles
sont pleinement développées, ces taches peuvent atteindre une longueur de
quelques centimètres sur 1 à 2 cm de large. Finalement les lésions peuvent
se réunir et former de grandes plages de tissu mort. Sur le tissu mort se
forment les conidies grises à noirâtres, puis les sclérotes noirs. Cette
présence de sclérotes et le halo jaune entourant les taches sont des traits
qui distinguent les lésions de la Maladie des bandes de suie de celles
induites par l'Helminthosporiose (Exserohilum turcicum). (Fig. 101)
Lutte:
- Rotation des cultures.
- Traitement de semence.
- Destruction de résidus de récolte.

Fig. 101 Maladie des bandes de suie, Ramulispora sorghi,
sur la feuille de sorgho
l. Maladie des taches ovales, Ramulispora sorghicola Harris
Au début la maladie se manifeste par la formation de petites taches
huileuses avec des bordures rouges ou violacés. Les taches deviennent
ensuite, de manière caractéristique, semi-circulaires avec un centre
gris-rosâtre ou jaune paille et des bordures rouges ou brun-rouge d’une
largeur d'environ 1 mm. Parfois apparaissent vers la fin de la culture des
sclérotes noirs sur quelques taches, surtout sur la face inférieure des
feuilles. Ces sclérotes mesurent 0,1 à 0,2 mm. Les symptômes ressemblent
beaucoup à ceux de l’Anthracnose. On peut distinguer les deux maladies à
l'aide d'une loupe: les petits points noirs (acervules) du centre des
lésions de l’Anthracnose portent des soies noires saillantes, alors que les
sclérotes de la Maladie des taches ovales portent des soies brunes. Dans le
cas d'une attaque grave, une surface importante de feuillage peut être
perdue. (Fig. 102)
Lutte:
- Rotation des cultures, ce qui contribuerait à la réduction de
l'incidence de cette maladie.
- Destruction des débris contaminés.

Fig. 102 Maladie des taches ovales, Ramulispora sorghicola,
sur la feuille du sorgho
a. Striga, Striga hermonthica (Del.) Benth.
C'est un parasite qui pousse sur les racines de mil, sorgho, maïs et riz
pluvial. Les fleurs, qui poussent en épis terminaux, sont de couleur rose
vif ou rose plus pâle. La hauteur de la plante peut atteindre 60 cm. Les
graines, très petites, peuvent se conserver jusqu’à 20 ans dans le sol.
Lutte:
- La lutte contre le Striga est très difficile. Une combinaison de
différentes méthodes de lutte est recommandée:
- Culture associée avec l'arachide.
- Repiquage: Le repiquage pratiqué 20 à 30 jours après le semis peut
réduire le nombre de Striga par rapport au semis direct.
- Cultures pièges: Utiliser comme culture piège le coton, le soja,
l’arachide, la luzerne (Medicago sativa) ou Crotolaria juncea.
- Sarclages au début de la floraison du Striga pour réduire la
production de semences. Il faut brûler immédiatement les plants de
Striga, ceux-ci étant capables de produire des semences lors du séchage.
- Usage de fumier.
- Rotation avec des cultures qui ne sont pas attaquées ou avec des
cultures pièges.
b. Cyperus rotundus L.
Les jeunes plantes sont formées d'une rosette de 6 à 14 feuilles. Puis,
elles forment une tige triangulaire qui peut atteindre 60 cm de haut et qui
porte un bouton de fleur brun-rougeâtre. Sous terre, on trouve des rhizomes
avec des tubercules de forme irrégulière. La propagation se fait surtout par
les tubercules. (Fig. 58) (Fig. 83)

Fig. 58 Aspect général de Cyperus rotundus

Fig. 83 Inflorescence de Cyperus rotundus
Lutte:
- La lutte contre C. rotundus est très difficile.
- Le sarclage peut supprimer temporairement la croissance de cette
mauvaise herbe. C’est une méthode de lutte importante, surtout pendant
la période précédant le tallage.
c. Autres mauvaises herbes
Lutte:
Au Tchad on trouve nombre de Méloïdes qui peuvent attaquer le sorgho.
Parmi ceux-ci, on peut citer deux genres, Psalydolytta et Mylabris:
Les Psalydolytta sont des méloïdes généralement plus allongés que les
Mylabris. Ils ont des couleurs grisâtres ou brunâtres sans taches et bandes
remarquables sur les élytres. Ils sont plus nuisibles sur les céréales.
a. Psalydolytta fusca Olivier
L'adulte mesure de 20 à 31 mm (en moyenne 26 mm). Le corps et les élytres
sont de couleur gris-brun, et sont recouverts d’une pubescence courte de
couleur ocre. Les élytres portent une ligne diffuse longitudinale
blanchâtre. La tête porte deux longues antennes rousses, qui peuvent
atteindre les 3/4 du corps. Sa face ventrale est noire et porte un léger
duvet. Les pattes portent une abondante pilosité noire. Elles sont plus
longues que le corps et portent à leur extrémité deux poils bien distincts.
Les adultes se nourrissent des fleurs des grains en développement,
généralement pendant la nuit.
b. Psalydolytta vestita Dufour
L'adulte mesure de 19 à 27 mm de long. La coloration du corps est beige
clair à jaune paille. Les pattes longues, l'abdomen et les élytres sont
marron avec une pubescence jaune paille. La tête est marron à rouge. Les
adultes sont très actifs le matin et au coucher du soleil. Pendant la
journée ils se cachent sous les feuilles ou sous les débris végétaux au pied
des plantes.
Lutte:
- Ramassage à la main. Il faut se protéger les mains, par exemple avec
un sachet en plastique, parce que les méloïdes sécrètent un liquide qui
brûle la peau.
- Usage de feu pendant la nuit comme piège attractif.
- Usage de fumée répulsive : La brûlure des adultes donnerait une fumée
répulsive.
- Usage d’appâts à base de fruits verts écrasés de Baobab et d’un
insecticide.
Les Mylabris sont des coléoptères qui mesurent entre 8 et 35 mm de
long. Ils présentent généralement des taches, des bandes, ou des stries
rouges ou jaunes. Ils sont surtout actifs pendant la journée. Ils se
nourrissent des fleurs de sorgho. En outre, les Mylabris attaquent les
fleurs de beaucoup d’autres cultures, mais ne causent généralement pas de
dégâts sérieux aux céréales.
c. Mylabris holosericea Klug.
Cette espèce ressemble beaucoup à Decapotoma affinis. L’adulte mesure de
12 à 15 mm de long. Sa coloration de fond est noire avec des taches d'un
jaune qui tire moins sur le brun que chez D. affinis. Les taches, disposées
selon quatre séries transversales, présentent une grande variabilité de
formes. Les jeunes grains encore laiteux sont dévorés.
d. Mylabris senegalensis Voigts
Le corps de l’adulte, de couleur noire avec des antennes jaunes, est long
de 20 à 25 mm. Sur la partie antérieure de chaque élytre se trouvent deux
petites taches rouges, suivies de deux bandes transversales de même couleur.
e. Mylabre de l’arachide, Decapotoma affinis Billb.
C’est une espèce voisine des Mylabris. L'adulte, qui mesure environ 10 à
14 mm, est de couleur noire avec des taches et bandes jaune-brun. Chacun de
ses élytres porte à la partie antérieure deux taches de couleur jaune-brun,
ainsi que deux bandes transversales festonnées de même couleur sises sur la
partie médiane et au tiers postérieur. La tête, les pattes et la face
ventrale sont noires. Les antennes sont noires et terminées en massue.
f. Mylabris dicincta Bertoloni
L'adulte a une longueur de 25 à 30 mm. La tête, le thorax et les élytres
sont de couleur noire. Les élytres présentent deux bandes rouges
transversales. La première bande se trouve sur le tiers antérieur des
élytres. La bande postérieure, plus large et plus festonnée, est située
environ aux deux tiers de la longueur des élytres. Les antennes sont de
couleur jaune brun. L'adulte ronge les fleurs.
g. Coryna argentata F.
L'adulte a environ 8 à 9 mm de long et est de couleur cendre. Sur les
élytres, se présentent des taches jaunes qui sont bordées de noir.
L’extrémité postérieure des élytres est jaune. Sa tête est de couleur vert
cendre et porte deux antennes rousses terminées en massue. Les pattes sont
brunes. La face ventrale est de couleur vert cendre. L’adulte se nourrit de
fleurs. (Fig. 28)

Fig. 28 Adulte de Coryna argentata
Lutte:
- Ramassage à la main. Il faut se protéger les mains, par exemple avec
un sachet en plastique, parce que les méloïdes sécrètent un liquide qui
brûle la peau.
voir oiseaux granivores
a. Mildiou des céréales (= Mildiou du mil), Sclerospora
graminicola
(Sacc.) Schröt.
Cette maladie est surtout importante sur le mil, mais peut également
s’attaquer au sorgho; dans ce cas les dégâts ne sont pas graves. (Fig. 59)
(Fig. 60)
Lutte:
- Traitement des semences avec un fongicide systémique.

Fig. 59 Mildiou des céréales, Sclerospora graminicola, sur la
feuille du mil

Fig. 60 Mildiou des céréales, Sclerospora graminicola, sur l'épi
du mil
voir oiseaux granivores
voir oiseaux granivores
Si les grains se remplissent en période de pluies encore abondantes, ils
peuvent être attaqués par un complexe de champignons favorisé par l'humidité
atmosphérique. On observe surtout cela avec les variétés précoces. Les
variétés locales ont souvent une maturation tardive et échappent de ce fait
aux moisissures.
Lutte:
- Utilisation de variétés tardives.
- Semis tardif.
Les adultes sont des mouches à yeux pédonculés très caractéristiques.
Leur abdomen est rouge. Les asticots pénètrent la tige et rongent le
bourgeon terminal ce qui aboutit à la formation de “coeurs morts”. Plus
tard, les larves peuvent également ronger la panicule en cours de
développement. (Fig. 84)

Fig. 84 Adulte de Diopsis longicornis
a. Mouche des pousses, Atherigona soccata Rondani
Les asticots perforent le faisceau de feuilles, puis minent la tige en
détruisant le bourgeon végétatif. Tout d’abord les larves sont de couleur
jaune pâle. A la fin de leur développement elles mesurent environ 8 mm de
long et sont de couleur jaune. Elles attaquent surtout les plantules, en
provoquant l’apparition de “coeurs morts”. Au Tchad, quelques autres espèces
de mouches des pousses sont probablement présente, qui sont très semblables
à Atherigona soccata. (Fig. 40) (Fig. 103)

Fig. 40 Adulte de la Mouche des pousses, Atherigona soccata

Fig. 103 “Coeur mort” causé par la Mouche des pousses,
Atherigona soccata
Lutte:
- Semis précoce.
- Simultanéité des semis dans une région donnée.
- Semis dense.
- Utilisation de variétés résistantes.
- Culture associée sorgho-niébé. Atherigona soccata est plus abondante
dans les cultures pures de sorgho que dans les cultures associées
sorgho-niébé.
- Traitement des semences avec un produit insecticide systémique.
voir méloïdes
voir déprédateurs des
denrées stockées
voir chenilles
a. Mange-mil (= Tisserin à bec rouge), Quelea quelea (L.)
Ce sont de petits oiseaux avec un bec rouge et des ailes de couleur
sable, striées de noir. Souvent on les voit se déplacer en vastes essaims.
Ils attaquent les graines de la panicule pendant la maturation. Les dégâts
peuvent être très sérieux.
Lutte:
- L’utilisation combinée des méthodes suivantes est susceptible de
donner des résultats:
- Chasser les oiseaux hors des champs. (voir:
Répulsion des ravageurs)
- Détruire les nids lors de la reproduction.
- Piégeage des oiseaux dans les dortoirs.
Diverses autres espèces d’oiseaux peuvent causer des dégâts dans la
culture du sorgho:
b. Tourterelle pleureuse, Streptopelia decipiens (Hartlaub
& Finsch)
c. Moineau gris, Passer griseus (Vieillot)
d. Moineau doré, Passer luteus Lichtenstein
e. Tisserin gendarme, Ploceus cucullatus (Müller)
f. Merle métallique commun, Lamprotornis chalybaeus
Hemprich & Ehrenberg
Lutte:
- Eviter de laisser tomber des graines lors du semis à côté des trous de
plantation.
- Semer suffisamment profond.
- Chasser les oiseaux hors des champs. (voir:
Répulsion des ravageurs)
voir déprédateurs des
denrées stockées
voir chenilles légionnaires
voir maladies des tiges
voir maladies des tiges
voir maladies des tiges
voir maladies des tiges
a. Puceron du maïs, Rhopalosiphum maidis (Fitch)
Les femelles aptères sont assez allongées avec des antennes courtes
(longues d’environ 2 fois la largeur de la tête) et des cornicules courtes
foncées. Elles ont 0,9 à 2,4 mm de long. Leur couleur générale va du
vert-jaunâtre au vert foncé. Parfois le corps est poudré de cire. (Fig. 41)
(Fig. 42) (Fig. 43)
Lutte:
- Destruction des résidus de récolte.
- Semis précoce.

Fig. 41 Larve du Puceron du maïs, Rhopalosiphum maidis

Fig. 42 Adulte du Puceron du maïs, Rhopalosiphum maidis

Fig. 43 Colonies du Puceron du maïs, Rhopalosiphum maidis
b. Puceron jaune du mil, Melanaphis sacchari (Zehntner)
La forme aptère a 1,1 à 2,0 mm de long. Sa couleur est très variable
selon l’hôte et les conditions: Jaune pâle, jaune-brunâtre, pourpre ou même
rosâtre. Les colonies se trouvent, contrairement à celles d’autres pucerons,
de préférence sur les feuilles âgées, à l’abri du soleil. On trouve
également ce puceron sur les jeunes feuilles et dans les épillets de sorgho,
souvent en compagnie du Puceron du maïs. Il produit un miellat abondant, sur
lequel se développent des fumagines. Cela provoque un ralentissement de la
croissance, dessèche les feuilles, et diminue les rendements.
c. Puceron vert des graminées, Schizaphis graminum
(Rondani)
Les femelles aptères atteignent 1,4 à 2,0 mm de long. Elles sont de forme
étroite, de couleur vert pâle et présentent des stries longitudinales vert
foncé sur l'abdomen. La queue et les siphunculi sont pâles, ces derniers
étant de couleur gris-noir à leur extrémité. Les antennes atteignent la
moitié, parfois les trois quarts du corps. Ces pucerons s’alimentent sur la
face inférieure des feuilles, souvent en grandes colonies. Ils provoquent en
général un jaunissement, et parfois un rougissement des feuilles.
Lutte:
- Traitement des semences avec un insecticide systémique, ce qui
protège les jeunes plants durant quelques semaines après la levée.
Au Tchad, nombre de punaises peuvent attaquer le feuillage ou les
panicules:
a. Mirperus jaculus Th.
L'adulte est une punaise étroite. Sa longueur est de 14 à 16 mm, et sa
coloration générale est brun-rougeâtre. Les yeux sont noirs et fortement
saillants aux angles latéraux, avec un pourtour jaunâtre. Les antennes sont
de couleur brun-rouge avec quelques segments noirs. L’écusson présente deux
taches de couleur jaune paille, son extrémité postérieure étant de la même
couleur. Le pronotum de forme rectangulaire est terminé par une épine noire
à chaque angle postérieur. Les pattes sont rousses et pubescentes. Les
cuisses postérieures sont renflées et portent une rangée postérieure
d'épines. Les tibias de la même paire sont courbés, terminés par une épine
apicale. L’abdomen est renflé, bordé de jaune. (Fig. 61)

Fig. 61 Adulte de Mirperus jaculus
b. Grande punaise noire (= Punaise noire des gousses),
Anoplocnemis curvipes (F.)
L'adulte est une punaise noire de 25 à 30 mm de long. Les fémurs des
pattes postérieures sont très renflés et incurvés, et, chez le mâle,
présentent une épine sur la face interne. Les antennes sont de couleur noire
avec le dernier segment de couleur brun-rouge. L’adulte a de chaque côté une
tache brun-rouge entre la deuxième et la troisième paire de pattes. Les
larves et les adultes sucent la sève des jeunes pousses, qui flétrissent et
se dessèchent. Cette punaise est très polyphage. (Fig. 69)

Fig. 69 Adulte de la Grande punaise noire,
Anoplocnemis curvipes
c. Eurystylus immaculatus Odhiambo
Les adultes de cette punaise mesurent 4 à 6 mm de long. Le pronotum porte
sur les bords latéraux deux très petites taches circulaires noires. Les
ailes recouvrent complètement l'abdomen. La couleur du tégument de cette
punaise varie avec celle de la panicule sur laquelle elle se développe. Sur
les panicules à grains rouges se développent des adultes à coloration
jaune-rougeâtre, alors que sur les panicules à grains blancs se développent
des adultes à coloration jaune-verdâtre. L'abdomen de la femelle est plus
grand que celui du mâle. Les larves ressemblent aux adultes. Comme les
adultes, elles piquent les grains.
d. Creontiades pallidus (Rambur)
Les larves âgées sont de couleur vert sombre. Les segments abdominaux
portent une rangée transversale d'épines noires. L’adulte mesure 7 à 8 mm de
long. Sa coloration générale est vert clair ou vert-jaunâtre à brunâtre. Les
antennes ont la même longueur que le corps, incluant les hémélytres
transparents. Les larves et les adultes sucent la sève. (Fig. 104)

Fig. 104 Adulte de Creontiades pallidus
e. Taylorilygus vosseleri (Popp.)
L’adulte a 4 mm de long. Sa couleur est brun-jaune à verdâtre. Autour de
la base des pattes et de l’abdomen, la surface est brun foncé. Le thorax,
lisse, est large et convexe. La tête est petite.
f. Acrosternum acutum Dallas
C'est une “punaise à bouclier”. L’adulte mesure 12 à 15 mm de long et est
de couleur verte. Il ressemble à celui de la Punaise verte (Nezara
viridula). Acrosternum acutum peut en être distingué par deux épines
latérales sur le thorax.
g. Punaise du mil du Soudan, Agonoscelis versicolor (F.) (=
Agonoscelis pubescens (Thunberg) )
C'est une “punaise à bouclier”. Les adultes ont environ 11 à 14 mm de
long et 6 à 7 mm de large. La face supérieure est de couleur jaune paille à
brun-rougeâtre. Les nervures de la partie membraneuse des ailes sont noires.
La face inférieure et les pattes sont de couleur brun-jaunâtre. Les larves
et les adultes se nourrissent souvent en groupes sur les panicules. Ils
piquent les fleurs et les grains au stade laiteux, ce qui provoque leur
avortement ou leur dégénération.
Les deux espèces suivantes du genre Aspavia se ressemblent beaucoup:
h Aspavia albidomaculata Stål
i. Aspavia armigera (F.)
Ce sont des “punaises à bouclier”. L’adulte, de couleur brune, mesure 8 à
9 mm. Le thorax porte deux épines latérales et présente trois taches
blanchâtres disposées en triangle. Les larves et les adultes sucent la sève
des feuilles.
j. Calidea dregii Germar
C’est une “punaise à bouclier”. L’adulte mesure 8 à 17 mm de long. Sur le
dos, il est de couleur vert-bronze avec de larges taches brunes.
Ventralement, il est de couleur rouge-orangé. (Fig. 30)

Fig. 30 Adulte de Calidea sp.
k. Punaise verte, Nezara viridula (L.)
C’est une “punaise à bouclier” qui est très polyphage. L’adulte est de
couleur verte. Il a environ 14 à 15 mm de long et 8 mm de large. Les larves
ressemblent aux adultes. (Fig. 74)

Fig. 74 Adulte de la Punaise verte, Nezara viridula
l. Punaise rouge du mil (= Teinturier du cotonnier), Dysdercus
superstitiosus (F.) (= Dysdercus völkeri Schmidt )
L'adulte est une punaise d'environ 12 à 16 mm de long. Le corps est
rougeâtre. Les élytres brun clair sont marqués au milieu d’une bande noire.
La membrane des élytres est noire. L’abdomen est cerclé de blanc et de
rouge. Les larves sont de couleur rouge. (Fig. 31)

Fig. 31 Adulte de la Punaise rouge du mil, Dysdercus superstitiosus
Autres punaises:
m. Eysarcoris inconspicuus Herrich-Schäffer
C'est une “punaise à bouclier”.
n. Agonoscelis haroldi Bergroth
C'est une “punaise à bouclier”.
o. Megacoelum apicale (Reuter)
Lutte:
- La lutte contre les punaises n’est généralement pas nécessaire.
voir déprédateurs des
denrées stockées
voir oiseaux granivores
voir maladies foliaires
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voir acridiens
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voir mauvaises herbes
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denrées stockées
Pas d'information sur l'importance des termites sur le sorgho au Tchad.
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denrées stockées
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denrées stockées
voir coléoptères: Schizonycha sp.
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