Un certain nombre de criquets et sauteriaux peuvent attaquer le feuillage
du riz. Les espèces les plus importantes sont:
a. Criquet du riz, Hieroglyphus daganensis Krauss
La longueur de l’imago est de 28 à 45 mm (mâles) ou de 47 à 65 mm
(femelles). Sa coloration générale est jaune ou verte avec des zones roses
ou ocres. Les yeux ne sont pas striés. Les faces latérales du pronotum et du
thorax montrent des lignes noires soulignant les sillons et sutures.
b. Orthochtha venosa (Ramme)
La femelle a une longueur de 51 à 61 mm, alors que le mâle a 35 à 43 mm
de long. Sa couleur générale est souvent jaune paille. La face dorsale du
pronotum présente deux bandes noires latérales qui se poursuivent sur la
tête jusqu'aux yeux. Les tibias postérieurs sont de couleur rouge. Les
élytres n'atteignent pas, ou à peine, l'extrémité abdominale chez les
femelles, la dépassant éventuellement de peu chez les mâles.
D’autres espèces d’acridiens qui attaquent le riz sont:
c. Gastrimargus africanus africanus (Saussure)
d. Criquet migrateur africain, Locusta migratoria
migratorioides
(R. & F.)
e. Criquet nomade, Nomadacris septemfasciata (Audinet-Serville)
f. Criquet pèlerin (= Criquet du désert), Schistocerca gregaria
(Forskål)
g. Criquet puant, Zonocerus variegatus (L.)
h. Morphacris fasciata (Thunberg)
i. Oxya hyla hyla Audinet-Serville
j. Criquet sénégalais (= Criquet du Sénégal), Oedaleus
senegalensis
(Krauss)
k. Oedaleus nigeriensis Uvarov
l. Paracinema tricolor (Thunberg)
m. Spathosternum pygmaeum Karsch
n. Cataloipus cymbiferus (Krauss)
Lutte:
- Labourer les champs de ponte.
- Creuser quelques tranchées pour barrer le chemin aux bandes larvaires
de criquets et enterrer les larves qui tombent dans les fossés.
- Utiliser des appâts empoisonnés avec un insecticide.
- Utiliser des extraits de neem, ce qui est efficace contre certains
acridiens.
voir maladies foliaires
voir déprédateurs des
denrées stockées
L'asticot blanchâtre peut atteindre 3 mm de long. Le dernier stade
présente sur la face ventrale une spatule chitinisée en forme de “Y”. La
larve se nourrit dans la zone de croissance, à l'intérieur du talle,
provoquant la formation d'une galle tubulaire où toute la vie larvaire et
nymphale de l'insecte se déroule. La pupe est rosâtre et pourvue dorsalement
de rangées d'épines inclinées. Après la formation d'une galerie en forme de
tube creux (“feuille d'oignon”), les jeunes pousses blanchissent et se
dessèchent.
Lutte:
- Semis précoce.
- Utilisation de variétés précoces.
- Immersion des jeunes plants, juste avant leur repiquage, dans une
solution d’insecticide.
voir déprédateurs des
denrées stockées
voir chenilles légionnaires
Note: Pour les autres chenilles, voir aussi “Chenilles
légionnaires”, “Foreurs de tiges” et “Déprédateurs
des denrées stockées”.
a. Chenille défoliatrice du cotonnier (= Ver du cotonnier),
Spodoptera littoralis (Boisduval)
Les pontes constituent des masses de 100 à 300 oeufs qui sont déposées
sur la face inférieure des feuilles. Elles sont recouvertes d’écailles
beiges, provenant de la femelle. Les jeunes chenilles restent en groupe et
se nourrissent des feuilles en laissant l’épiderme intact. Les chenilles
plus âgées se dispersent et se réfugient dans le sol au pied de la plante
hôte pendant la journée. Elles sont de couleur verdâtre ou brunâtre avec des
taches triangulaires noires sur le dos (une paire sur chaque segment) et
peuvent atteindre 40 mm de long environ. Elles se nourrissent des feuilles
pendant la nuit et très tôt le matin. (Fig. 1)

Fig. 1 Chenille défoliatrice du cotonnier, Spodoptera
littoralis
Lutte:
- Ramassage manuel des feuilles portant les masses d'oeufs ou les
groupes de jeunes chenilles fraîchement écloses.
b. Pelopidas mathias F.
La chenille est de couleur vert d'herbe bariolée de vert-jaunâtre et
atteint 35 mm de long. La tête a la même couleur et porte deux bandes
latérales marron-rougeâtre foncé, bordées d'une bande plus claire. La tête
est fortement saillante en arrière, bilobée et portée par une sorte de cou,
ce qui lui donne une allure caractéristique la différenciant immédiatement
d’autres chenilles. Les bandes latérales foncées deviennent presque noires
vers l’avant de la tête. Les chenilles mangent les feuilles le long de la
nervure médiane.
c. Foreur des gousses du niébé, Maruca testulalis (Geyer)
Les chenilles peuvent atteindre 16 mm de long. Elles sont de couleur
blanchâtre avec des taches dorsales foncées (deux paires sur chaque segment)
réparties selon des lignes longitudinales. Elles se nourrissent des
panicules en détruisant les grains. On peut reconnaître les dégâts de M.
testulalis grâce à la présence des excréments des chenilles qui restent
accrochés aux fils soyeux tissés sur les organes infestés.
d. Ver gris (= Noctuelle ypsilon), Agrotis ipsilon (Hufnagel)
Ce sont des chenilles de couleur noir-brunâtre qui attaquent un grand
nombre de cultures. Les jeunes chenilles mangent les feuilles de différentes
cultures. Les chenilles âgées ont une longueur de 25 à 35 mm. Pendant la
nuit, elles rongent les tiges au niveau de sol, ou juste en dessous, et
coupent les plantules. (Fig. 13)

Fig. 13 Chenille du Ver gris, Agrotis ipsilon, attaquant les
plantules
Lutte:
- Destruction des mauvaises herbes, car elles sont souvent un site
préféré d’oviposition et constituent une source de nutrition pour les
jeunes larves.
- Ramassage à la main des jeunes larves, ce qui est possible à petite
échelle.
- Labour profond, ce qui exposera les larves et les chrysalides au
soleil et aux prédateurs.
- Traitement des semences avec un insecticide systémique.
e. Marasmia trapezalis Guenée
Les chenilles atteignent 20 mm à maturité. Elles sont de couleur
vert-jaunâtre pâle, grêles, velues. La tête et le thorax sont brun-rouge.
Les chenilles tissent un abri en réunissant les bords de l'extrémité de la
feuille avec des fils de soie. Elles rongent la face supérieure de la
feuille dans ce fourreau en faisant des “fenêtres”. Elles chrysalident
également dans leur abri.
f. Pyrale des feuilles de riz (= Chenille à fourreau), Nymphula
depunctalis Guenée
C'est un ravageur du riz irrigué. Les larves, qui peuvent atteindre 15 mm
de long, sont de couleur vert transparent avec la tête de couleur
marron-orange clair. Les larves coupent les bouts des feuilles pour la
construction de petits tubes où elles vivent. Elles migrent facilement vers
d’autres plantes. Les dégâts sont surtout graves quand les jeunes plantes
sont attaquées. Les larves rongent les feuilles en laissant l'épiderme
supérieur intact ce qui aboutit à la formation de taches blanches
caractéristiques. (Fig. 77)

Fig. 77 Plante avec les fourreaux de la Pyrale des feuilles de riz,
Nymphula depunctalis
Lutte:
- La mise à sec de la rizière (au moins 3 jours) est une technique de
lutte efficace, à condition qu'elle soit pratiquée en début
d'infestation.
g. Mythimna loreyi (Dup.)
La chenille développée mesure 25 à 30 mm. Elle est gris pâle, avec des
lignes longitudinales grisâtres, et ses segments sont tachetés de noir et
blanc. Elle attaque les feuilles du tallage à la montaison. Ses dégâts sont
très caractéristiques: Le limbe foliaire est largement entamé et les
excréments sont abondants et visibles. Pendant la journée, les chenilles se
cachent à l'aisselle des feuilles.
Lutte:
- Utilisation d’extraits de neem qui sont en général efficaces contre
les chenilles.
- Pulvérisation d’une bouillie à base de Bacillus thuringiensis.
a. Chenille légionnaire africaine, Spodoptera exempta
(Walker)
Après l’éclosion les chenilles n’ont pas de couleur bien définie ou sont
blanchâtres. Leur tête est noire. Elles deviennent verdâtres dès qu’elles se
nourrissent et restent vertes durant les trois premiers stades. Elles
deviennent ensuite noires quand leur densité est élevée (forme grégaire), ou
bien elles restent verdâtres ou brunâtres lorsqu’elles sont en faible nombre
(forme solitaire). Les jeunes larves mangent l'épiderme inférieur,
pratiquant ainsi dans les feuilles des “fenêtres” transparentes. Les
chenilles âgées dévorent le limbe totalement. Parfois elles laissent la
nervure principale. Elles consomment uniquement des graminées. (Fig. 130)

Fig. 130 Chenille et adulte d'un lépidoptère,
Spodoptera exempta
Lutte:
- La lutte chimique est justifiée seulement contre les premiers stades
des chenilles.
- Il n'est pas utile de lutter contre les chenilles âgées qui vont
chrysalider, parce que les adultes qui en sont issus migrent
généralement avant de pondre leurs oeufs. De plus, à ce stade, elles
sont très résistantes aux insecticides, ce qui rend la lutte par ce
moyen non rentable.
b. Petite chenille légionnaire, Spodoptera exigua (Hb.)
Les jeunes chenilles sont grégaires et se déplacent en groupes. Elles
sont vert pâle avec une tête noire. Elles rongent les feuilles en respectant
l’épiderme opposé, pratiquant ainsi des “fenêtres”. Les chenilles âgées, qui
mesurent 23 à 30 mm de long, dévorent les feuilles d’un grand nombre de
cultures. Elles se réfugient dans le sol pendant la journée. Elles sont de
couleur variable: Leur face ventrale est souvent vert clair, tandis que leur
face dorsale est brun clair. Elles sont striées de fines bandes brunes. Leur
tégument est lisse avec quelques soies.
Lutte:
- Labour ou binage pour éliminer les chenilles et chrysalides qui se
trouvent dans le sol.
- Inondation des champs infestés.
- Destruction des chaumes.
- Destruction des mauvaises herbes.
- Désherbage de bandes tout autour du champ.
Lutte:
- Pour la plupart des chenilles qui se nourrissent des feuilles, on peut
utiliser des préparations à base de neem ou un produit à base de
Bacillus thuringiensis.
Note: Pour les autres coléoptères, voir aussi “Déprédateurs
des denrées stockées”.
a. Heteronychus mosambicus Péringuey
La larve de ce scarabée est un “ver blanc” de petite taille. Les adultes
ont une longueur de 10 mm. Ils sont de couleur brun-rouge à brun-noir. Ils
sont attirés par des tas d'herbes en décomposition. Les larves et les
adultes rongent les racines à 2 cm sous la surface du sol. Les jeunes plants
de moins de 6 semaines pourrissent à partir des feuilles centrales.
b. Asbecesta senegalensis Allard
L’adulte de cette chrysomèle, long de 5,5 à 6,5 mm, a la tête, le
pronotum et les élytres de couleur brun-orangeâtre. Chaque élytre présente
deux taches noires plus ou moins arrondies d'un diamètre d'environ 1 mm. La
tache antérieure se trouve à peu près au milieu du corps. L'autre tache se
trouve presque à l’extrémité postérieure de l'élytre. L'adulte perce les
feuilles de trous.
Lutte:
- Normalement pas nécessaire.
Courtilière,
Gryllotalpa africana Palisot
La longueur de l'adulte est de 40 mm. Il est de couleur brune avec les
élytres plus clairs. Les élytres sont relativement petits et se terminent en
pointe longue. Les pattes antérieures sont fortes et larges en forme de
bêche pour creuser. Le prothorax ovale cache partiellement la tête; celle-ci
est munie de fortes pièces buccales. Les adultes et les larves vivent dans
des galeries souterraines. Ils volent la nuit. Sur les rizières sèches, ils
dévorent les graines semées et les jeunes plants qu'ils coupent à leur base.
(Fig. 76)

Fig. 76 Adulte de la Courtilière, Gryllotalpa africana
Lutte:
- Utiliser des appâts empoisonnés avec des insecticides,
tels
que la poudre de Lindane (0,5 à 1,5% m.a. dans l'appât) ou de
carbamates.
- Inondation de la parcelle pendant quelques jours.
voir acridiens
voir déprédateurs des
denrées stockées
voir mauvaises herbes
Nombre de coléoptères et lépidoptères peuvent infester les grains stockés
ou la farine de riz. Dans le stock, les adultes sont souvent plus visibles
que les larves.
a. Petit ver de la farine (= Tribolium rouge de la farine),
Tribolium castaneum (Herbst)
Les adultes de ces petits coléoptères ont environ 3,5 mm de long. Ils
sont de couleur brun-ferrugineux à rougeâtre. Les larves sont de couleur
jaunâtre. Cette espèce est très semblable au Tribolium de la farine de riz.
(Fig. 15)

Fig. 15 Adulte de Tribolium sp
b. Tribolium de la farine de riz (= Tribolion), Tribolium
confusum
(J.du Val)
Les larves et les adultes de cette espèce sont très semblables à ceux du
Petit ver de la farine. (Fig. 15)
c. Latheticus oryzae Waterhouse
L’adulte, de couleur jaune-brunâtre, a 2,5 à 3,0 mm de long. Son aspect
rappelle celui du Petit ver de la farine, mais la tête est plus allongée.
Les antennes courtes et massives ont leurs 5 derniers segments élargis.
d. Silvain dentelé (= Cucujide dentelé des grains),
Oryzaephilus surinamensis (L.)
Les adultes, de forme aplatie et de couleur brun foncé, ont une longueur
de 1,7 à 3,2 mm. Ils sont recouverts d'une pilosité dorée. Le prothorax
présente deux larges sillons longitudinaux plats et six dents aiguës de
chaque côté. A maturité, les larves atteignent une longueur de 2,5 à 3,0 mm.
Elles sont de couleur blanche à jaune pâle. Chaque segment présente sur la
face dorsale deux taches brunes. (Fig. 14) (Fig. 78)

Fig. 14 Adulte du Silvain dentelé, Oryzaephilus surinamensis

Fig. 78 Larve du Silvain dentelé , Oryzaephilus surinamensis
Lutte:
- Exposer les graines au soleil. Une température au-dessus de 45 ºC
tue les silvains.
e. Trogoderme des grains (= Dermeste des grains), Trogoderma
granarium
Everts
Les adultes sont de petits coléoptères ovales, longs de 2 à 3 mm. Ils
sont de couleur brun foncé, marbrée de noir. Leurs élytres sont recouverts
de poils fins. Les larves, de couleur brun-rougeâtre, atteignent environ 4,5
mm de long. Elles portent une touffe de longs poils sur leur extrémité
abdominale ainsi que sur le côté de chaque segment. Seules les larves
provoquent des dégâts, les adultes ne s’alimentant pas. (Fig. 34)

Fig. 34 Adulte et larve du Trogoderme des grains,
Trogoderma granarium
f. Capucin des grains, Rhyzopertha dominica (F.)
La jeune larve est blanchâtre avec une tête jaune. A maturité elle mesure
presque 3 mm de long. Elle est alors de couleur blanche avec une tête
brunâtre. Les mandibules sont plus foncées, armées de 3 dents distinctes. Le
corps est légèrement incurvé. La cuticule est revêtue de soies brun pâle.
Les adultes sont de couleur brune, brun-rouge ou même noire. Ils sont aptes
au vol et ont une longueur de 2,5 à 3,0 mm. La tête est cachée sous le
prothorax arrondi. Les antennes sont constituées de 10 segments et se
terminent par trois segments formant un pilon. Le pronotum porte en avant
une rangée de dents, et des tubercules aplatis en arrière. Les élytres sont
arrondis sur leur partie postérieure. (Fig. 92)

Fig. 92 Adulte du Capucin des grains, Rhyzopertha dominica
g. Charançon du maïs, Sitophilus zeamais (Motsch.) Kuschel
L’adulte a une longueur de 3,3 à 5,0 mm. Sa coloration va du brun-rouge
foncé au noir, avec en général deux petites taches claires sur chaque
élytre. La larve ressemble beaucoup à celle de S. oryzae. Elle est de
couleur blanche, apode, peu velue. (Fig. 35) (Fig. 36)

Fig. 35 Adulte du Charançon du maïs, Sitophilus zeamais

Fig. 36 Dégâts du Charançon du maïs, Sitophilus zeamais,
sur les graines de maïs
h. Charançon du riz, Sitophilus oryzae (L.)
L'adulte a une longueur de 2,5 à 4,0 mm. Il ne vole pas très facilement
et certaines souches même ont perdu leur aptitude au vol. Il est souvent
plus petit que S. zeamais. Sa couleur est brun-rouge avec fréquemment deux
taches plus claires sur chaque élytre. Les céréales au champ ne sont pas
attaquées. La larve se développe à l'intérieur du grain. (Fig. 79)

Fig. 79 Adulte du Charançon du riz, Sitophilus oryzae
i. Teigne de l'amandier, Ephestia cautella Walker
L'adulte est un papillon de couleur gris-brun, long de 6 à 9 mm. La
chenille est très mobile et se déplace facilement dans la denrée stockée.
Elle tisse un réseau de soie fine, avec des débris de crottes. On la
distingue de celle d’autres espèces grâce aux petites taches foncées situées
à la base des soies dorsales.
Lutte:
Voir protection de
denrées stockées
voir déprédateurs des
denrées stockées
voir cécidomyie gallicole du riz
Sur le riz semé en sec quelques champignons causent la fonte des semis:
a. Pythium spp.
b. Rhizoctonia solani Kühn
Lutte:
c. Corticium rolfsii (Sacc.) Curzi (= Sclerotium rolfsii
Sacc.)
Lutte:
- Traitement des semences.
- Inondation
Sur le riz semé dans l’eau les champignons qui causent des fontes des
semis sont:
d. Helminthosporium oryzae Breda de Haan
e. Fusarium moniliforme Sheld.
f. Pyricularia oryzae Cavara
Lutte:
voir chenilles
a. Foreur blanc des tiges de riz, Maliarpha separatella
Ragonot
La chenille est blanc-jaunâtre, avec un aspect nacré. Elle peut atteindre
26 mm de long. La tête, petite, est brun clair à brun foncé. L'aspect
général est fin, allongé. L'hivernage a lieu sous forme de larve dans des
chaumes.
Lutte:
- Enlever ou brûler les chaumes dans lesquels les larves âgées passent
la saison sèche.
- Inonder, si possible, le champ de manière à faire pourrir les talons
des chaumes dans lesquels les larves se réfugient le plus souvent en
saison sèche.
- Eliminer les hôtes secondaires (autres Oryza spp.).
b. Foreur des tiges du sorgho, Eldana saccharina (Walker)
Le corps de la chenille, qui peut atteindre 20 mm de long, est
uniformément gris-blanchâtre, gris-noir ou beige avec des soies rousses. Les
pattes sont de couleur jaunâtre. La tête est brun foncé. La chenille pénètre
dans la tige en forant une galerie. Chez les jeunes plantes elle provoque
des “coeurs morts”.
c. Foreur des tiges du riz, Chilo zacconius Blesz.
La chenille atteint 13 mm. Elle est de teinte ivoire avec 7 bandes
longitudinales rosâtres. La tête est marron. Les jeunes larves se trouvent
d'abord entre les gaines foliaires, avant de pénétrer dans la tige. Les
larves causent des “coeurs morts” et des panicules blanches.
Lutte:
- Destruction des hôtes alternatifs.
- Semis précoce.
- Utilisation de variétés précoces.
d. Chilo partellus (Swinhoe)
La chenille est blanc-crème, avec 2 rangées de taches brunes. Elle
atteint 20 à 25 mm de long. Les dégâts sont semblables à ceux d’autres
foreurs de tiges. Chez les jeunes plantes les dégâts causés sont des “coeurs
morts”. Chez les plantes plus âgées, la partie supérieure de la tige peut
mourir. (Fig. 94)

Fig. 94 Chenille de Chilo partellus dans la tige du sorgho
Lutte:
- Destruction des résidus de récolte.
- Démarrage des semis de façon simultanée dans une région donnée.
e. Foreur rose africain, Sesamia calamistis (Hampson)
Les chenilles peuvent atteindre 28 à 34 mm de long. Leur couleur est
rose, blanche ou blanc-jaunâtre. La tête et les stigmates sont de couleur
brune. Leurs attaques provoquent un jaunissement des feuilles centrales,
suivi d’un dessèchement. Les pieds minés se brisent et les panicules
avortent. (Fig. 16) (Fig. 93)

Fig. 16 Adulte du Foreur rose africain, Sesamia calamistis

Fig. 93 Chenille du Foreur rose africain, Sesamia calamistis
Lutte:
- Destruction des résidus de récolte.
- Démarrage des semis de façon simultanée dans une région donnée.
Lutte:
- Remise en eau des rizières après la récolte, afin d'éradiquer les
populations résiduelles de chenilles présentes dans les chaumes et les
repousses de riz.
a. Forficula senegalensis Serv.
L'adulte a 22 mm de long, jusqu'à l'extrémité des pinces. Le corps, jaune
ou brun, est finement granuleux. Les élytres sont soudés, de couleur jaune
avec une bande médiane foncée. L'abdomen porte des mamelons latéraux très
sombres sur le deuxième et troisième segment. Les pinces puissantes de
l'abdomen atteignent le tiers de la longueur de l'insecte avec une épine
interne aux deux tiers de la longueur. Les pinces sont crénelées sur leur
face interne dans leur moitié basale. Leurs morsures provoquent des bandes
rouges sur les feuilles ce qui aboutit au jaunissement et même à la mort du
plant. Ces forficules attaquent en outre les fleurs et les grains au stade
laiteux. (Fig. 38)

Fig. 38 Adulte d'une forficule, Forficula sp.
a. Gryllus bimaculatus (De Geer)
L'adulte mesure 2 à 3 cm de long. Il est brun foncé à noir, excepté une
tache de couleur paille à jaunâtre à la base de chaque aile antérieure. Le
pronotum est un peu plus large que la tête. Les fémurs des pattes
postérieures sont élargis et sont utilisés pour sauter. Les antennes sont
filiformes et ont à peu près la même longueur que le corps. C’est une espèce
très polyphage qui s’attaque aux racines et au collet des plantes. Elle peut
couper des plantules. De plus, c'est un prédateur qui se nourrit d'autres
insectes comme les chenilles.
Lutte:
- Utilisation d’appâts empoisonnés avec des insecticides,
tels
que la poudre de Lindane (0,5 à 1,5% m.a. dans l’appât) ou celle de
carbamates.
- Inondation de la parcelle pendant quelques jours.
voir maladies foliaires
voir oiseaux granivores
voir nématodes
a. Pyriculariose (= Brunissure du riz), Pyricularia grisea
(Cooke) Sacc. (= Pyricularia oryzae Cavara)
La maladie se manifeste par deux faciès:
1) Les symptômes apparaissent sur les feuilles, les noeuds, les glumes et
rarement sur les gaines foliaires. Les caractéristiques des lésions
dépendent des conditions et de la tolérance des plantes. Tout d'abord les
taches foliaires sont petites (1 à 3 mm) et de couleur blanche à gris-vert,
ou même bleuâtre, pourvues d'une bordure vert foncé. Les lésions plus
développées sont généralement blanchâtres à grises ou gris-verdâtre,
d'aspect humide, délimitées par une bordure brun foncé. Enfin le centre peut
devenir de couleur paille. Elles ont souvent la forme caractéristique de
diamant, mais peuvent aussi être elliptiques à fusiformes. Les lésions
mesurent, selon l'âge de la plante et sa résistance, jusqu'à 5 à 6 cm de
long sur 1 cm de large. (Fig. 80)

Fig. 80 Pyriculariose, Pyricularia grisea, sur la feuille du riz
2) Le pathogène peut également attaquer la base de la panicule. Ce
dernier faciès de la maladie, très nuisible, est appelée “neck blast”. Toute
la panicule, qui s’incline, est alors perdue. La maladie peut aussi
s'attaquer à d'autres noeuds, surtout à ceux de la moitié supérieure de la
tige. (Fig. 81)

Fig. 81 Pyriculariose, Pyricularia grisea, sur la base de la
panicule
Lutte:
- Utiliser des variétés résistantes.
- Ne pas dépasser un apport de 15 kg d’azote par hectare. Les plantes
qui ont reçu de l'azote sous forme nitrique (NO3), sont plus sensibles
que celles qui ont reçu de l'azote sous forme ammoniacale (NH4).
L'apport d'azote doit donc être sous forme ammoniacale.
- Eviter des périodes de carence en eau dans les cultures irriguées,
car cela favorise fortement le développement de la maladie.
b. Rhizoctone noir, Rhizoctonia solani Kühn
Les symptômes sur les plantes âgées n'apparaissent que dans le dernier
stade de tallage ou dans le premier stade d'élongation des entre-noeuds. Les
premiers symptômes sont l’apparition de taches circulaires à allongées,
aqueuses, de couleur vert-gris et d'une longueur d'environ 1 cm sur les
gaines foliaires, juste au-dessus du niveau de l'eau. Les taches
s'élargissent jusqu'à atteindre 2 à 3 cm de longueur sur 1 cm de large
tandis que les centres des lésions deviennent vert pâle ou blanchâtres avec
un pourtour irrégulier brun-pourpre. Si l'humidité et la température sont
élevées, la maladie s'étend rapidement aux feuilles et gaines supérieures
des plantes où les taches peuvent confluer jusqu’à recouvrir entièrement les
tiges et les gaines. Des sclérotes noirs se développent sur ou à côté du
tissu infecté. Les plantes gravement infestées tombent plus facilement et
produisent des graines mal remplies. Ce champignon provoque également une
fonte des semis dans les parcelles semées en sec.
c. Helminthosporiose, Helminthosporium oryzae Breda de Haan
Tout d'abord la maladie peut apparaître sur les plantules, où elle
provoque de petites taches arrondies, de couleur brune. Celles-ci peuvent
s'étendre tout autour de la tige. Les plantules infectées meurent ou se
rabougrissent. Les plantes plus développées peuvent également être
attaquées: Sur les feuilles se développent des taches circulaires ou
allongées, avec un centre brun clair à gris et un pourtour brun-rougeâtre.
Ces taches peuvent atteindre une longueur de 1 à 14 mm, plus ou moins
importante selon la résistance des variétés. Sur les feuilles de variétés
résistantes le champignon produit seulement de petits points foncés. Les
glumes peuvent aussi être atteintes: On y voit apparaître de petites taches
brun foncé à noires. Les grains atteints ont une coloration noire. (Fig. 82)

Fig. 82 Helminthosporiose, Helminthosporium oryzae, sur la feuille
du riz
Lutte:
- Eviter la sécheresse.
- Apporter suffisamment de nutriments.
voir oiseaux granivores
voir viroses
a. Striga, Striga hermonthica (Del.) Benth.
C'est un parasite qui pousse sur les racines de mil, sorgho, maïs et riz
pluvial. Les fleurs, qui poussent en épis terminaux, sont de couleur rose
vif ou rose plus pâle. La hauteur de la plante peut atteindre 60 cm. Les
graines, très petites, peuvent se conserver jusqu’à 20 ans dans le sol.
Lutte:
- La lutte contre le Striga est très difficile. Une combinaison de
différentes méthodes de lutte est recommandée:
- Repiquage. Un repiquage 20 à 30 jours après le semis peut réduire le
nombre de plants de Striga par rapport au semis direct.
- Cultures pièges: Utiliser comme culture piège le coton, le soja,
l’arachide, la luzerne (Medicago sativa) ou Crotolaria juncea.
- Sarclages au début de la floraison du Striga pour réduire la
production de semences. Il faut brûler immédiatement les plants de
Striga, ceux-ci étant capables de produire des semences lors du séchage.
- Usage de fumier.
- Rotation avec des cultures qui ne sont pas attaquées ou avec des
cultures pièges.
b. Cyperus rotundus L.
Les jeunes plantes sont formées d'une rosette de 6 à 14 feuilles. Puis,
elles forment une tige triangulaire qui peut atteindre une hauteur de 60 cm
et qui porte un bouton de fleur brun-rougeâtre. Sous terre, on trouve des
rhizomes avec des tubercules de forme irrégulière. La propagation se fait
surtout par les tubercules. (Fig. 58) (Fig. 83)

Fig. 58 Aspect général de Cyperus rotundus

Fig. 83 Inflorescence de Cyperus rotundus
Lutte:
- La lutte contre C. rotundus est très difficile.
- Le sarclage peut supprimer temporairement la croissance de cette
mauvaise herbe. Le sarclage est une méthode de lutte importante, surtout
pendant la période avant le tallage.
D’autres mauvaises herbes d’importance dans les cultures du riz sont:
c. Cyperus difformis L.
d. Dactyloctenium aegyptium (L.) P. Beauv.
e. Echinochloa spp.
f. Oryza barthii Chev.
Lutte:
voir oiseaux granivores
Les adultes sont des mouches à yeux pédonculés très caractéristiques.
Leur abdomen est rouge. Les asticots pénètrent dans la tige et rongent le
bourgeon terminal ce qui aboutit à la formation de “coeurs morts”. Plus
tard, les larves peuvent également ronger la panicule en cours de
développement. Au Tchad on a trouvé quelques espèces de Diopsis.
a. Diopsis apicalis Dalm.
b. Diopsis longicornis Macquart
(Fig. 84)

Fig. 84 Adulte de Diopsis longicornis
a. Mouche des pousses, Atherigona soccata Rondani
Les asticots perforent le faisceau de feuilles, puis minent la tige en
détruisant le bourgeon végétatif (“coeurs morts”). Tout d’abord les larves
sont de couleur jaune pâle. A la fin de leur développement elles mesurent
environ 8 mm de long et sont de couleur jaune. Elles attaquent surtout les
plantules. (Fig. 40) (Fig. 103)

Fig. 40 Adulte de la Mouche des pousses, Atherigona soccata

Fig. 103 “Coeur mort” causé par la Mouche des pousses,
Atherigona soccata
Lutte:
- Semis précoce.
- Simultanéité des semis dans une région donnée.
- Semis dense.
- Utilisation de variétés résistantes.
- Traitement des semences avec un produit insecticide.
a. Nématodes à galles (= Nématodes des racines noueuses),
Meloidogyne
spp.
Ces nématodes peuvent attaquer le riz pluvial qui est cultivé dans un sol
bien drainé. Les symptômes caractéristiques sont des galles qui se
développent sur les racines. Un grand nombre d’autres cultures (tomate,
pomme de terre, tabac, niébé, aubergine, gombo, cotonnier, soja, etc.) est
très sensibles à ces nématodes.
Lutte:
- Rotation avec des cultures peu sensibles (sorgho, mil, maïs, chou,
oignon, ail).
- Inondation prolongée de la parcelle.
- Période de jachère, si possible travaillée, de façon à supprimer les
adventices et maintenir le sol nu.
b. Anguillulose des feuilles de riz (= Maladie du “white tip” ),
Aphelenchoides besseyi Christie
Ces nématodes provoquent une décoloration chlorotique ou blanchâtre de
l'extrémité des feuilles. Cette dépigmentation peut s'étendre sur une
longueur de 2 à 5 cm. Ensuite les bouts blancs brunissent et se nécrosent.
De plus, les pieds infectés présentent un rabougrissement et une réduction
du nombre et du poids des panicules. Ces nématodes sont transmis avec les
semences.
Lutte:
- Utiliser des semences saines, provenant de champs non infestés par
le nématode.
voir chenilles
a. Mange-mil (= Tisserin à bec rouge), Quelea quelea (L.)
Ce sont de petits oiseaux avec un bec rouge et des ailes de couleur
sable, striées de noir. Souvent on les voit se déplacer en vastes essaims.
Ils attaquent les graines de l'épi pendant la maturation. Les dégâts peuvent
être très sérieux, surtout si l’on cultive le riz irrigué pendant la saison
sèche. Vers la fin de cette saison les oiseaux ont rien d’autre à manger et
se précipitent sur les épis de riz. Cela leur donne la possibilité de
survivre en cette saison difficile.
Lutte:
- L’utilisation combinée des méthodes suivantes est susceptible de
donner des résultats:
- Chasser les oiseaux hors des champs. (voir:
Répulsion des ravageurs)
- Détruire les nids lors de la reproduction.
- Piégeage des oiseaux dans les dortoirs.
Au Tchad, diverses autres espèces d’oiseaux peuvent causer des dégâts
dans les cultures du riz:
b. Vorabé, Euplectes afer (Gmelin)
c. Ignicolore, Euplectes orix (L.)
d. Ploceus melanocephalus (L.)
e. Moineau doré, Passer luteus Lichtenstein
Lutte:
voir chenilles légionnaires
voir déprédateurs des
denrées stockées
a. Puceron du maïs, Rhopalosiphum maidis (Fitch)
Les femelles aptères sont assez allongées avec des antennes courtes
(longues d’environ 2 fois la largeur de la tête) et des cornicules courtes
foncées. Elles ont 0,9 à 2,4 mm de long. Leur couleur générale va du
vert-jaunâtre au vert foncé. Parfois le corps est poudré de cire. (Fig. 41)
(Fig. 42) (Fig. 43)

Fig. 41 Larve du Puceron du maïs, Rhopalosiphum maidis

Fig. 42 Adulte du Puceron du maïs, Rhopalosiphum maidis

Fig. 43 Colonies du Puceron du maïs, Rhopalosiphum maidis
Lutte:
- Destruction des résidus de récolte.
- Semis précoce.
b. Puceron vert des graminées, Schizaphis graminum (Rondani)
Les femelles aptères atteignent 1,4 à 2,0 mm de long. Elles sont de forme
étroite, de couleur vert pâle et présentent des stries longitudinales vert
foncé sur l'abdomen. La queue et les siphunculi sont pâles, ces derniers
étant de couleur gris-noir à leur extrémité. Les antennes atteignent la
moitié, parfois les trois quarts du corps. Ces pucerons s’alimentent sur la
face inférieure des feuilles, souvent en grandes colonies. Ils provoquent en
général un jaunissement, et parfois un rougissement des feuilles.
Lutte:
- Traitement des semences avec un insecticide systémique, ce qui
protège les jeunes plants durant quelques semaines après la levée.
a. Punaise verte, Nezara viridula (L.)
C’est une “punaise à bouclier” qui est très polyphage. L’adulte est de
couleur verte. Il a environ 14 à 15 mm de long et 8 mm de large. Les larves
ressemblent aux adultes. Les larves et les adultes sucent les grains.
Quelques grains peuvent être déformés ou tachetés. (Fig. 74)

Fig. 74 Adulte de la Punaise verte, Nezara viridula
b. Mirperus jaculus Th.
L'adulte est une punaise étroite. Sa longueur est de 14 à 16 mm, et sa
coloration générale est brun-rougeâtre. Les yeux sont noirs et fortement
saillants aux angles latéraux, avec un pourtour jaunâtre. Les antennes sont
de couleur brun-rouge avec quelques segments noirs. L’écusson présente deux
taches de couleur jaune paille, son extrémité postérieure étant de la même
couleur. Le pronotum de forme rectangulaire est terminé par une épine noire
à chaque angle postérieur. Les pattes sont rousses et pubescentes. Les
cuisses postérieures sont renflées et portent une rangée postérieure
d'épines. Les tibias de la même paire sont courbés, terminés par une épine
apicale. L’abdomen est renflé, bordé de jaune. (Fig. 61)

Fig. 61 Adulte de Mirperus jaculus
c. Aspavia albidomaculata Stål
C'est une “punaise à bouclier”. L’adulte, de couleur brune, mesure 8 à 9
mm. Le thorax porte deux épines latérales et présente trois taches
blanchâtres disposées en triangle.
Lutte:
- En riziculture irriguée, la destruction de la végétation sur les
diguettes durant l'intersaison peut permettre d'éliminer les punaises
qui s’y abritent.
voir chenilles
voir maladies foliaires
voir oiseaux granivores
voir maladies foliaires
voir viroses
voir acridiens
voir déprédateurs des
denrées stockées
voir mauvaises herbes
voir viroses
voir déprédateurs des
denrées stockées
voir oiseaux granivores
voir déprédateurs des
denrées stockées
voir déprédateurs des
denrées stockées
voir chenilles
voir chenilles
a. Marbrure jaune du riz , Rice Yellow Mottle Virus (= RYMV)
La maladie provoque une mosaïque vert clair sur les jeunes feuilles et
une mosaïque jaune clair sur les vieilles feuilles. Les plants restent
rabougris et tallent moins. Les feuilles présentent une marbrure ou des
stries jaunâtres et elles sont souvent tordues ou pliées. Souvent, les épis
d'une plante infectée n'émergent pas complètement et ont des graines
stériles. Le RYMV est transmis mécaniquement, et par des chrysomèles (Coleoptera)
selon le mode persistant.
Lutte:
- Utiliser des variétés résistantes au virus et à ses vecteurs.
- Détruire les mauvaises herbes qui constituent des réservoirs
naturels du virus: Oryza spp., Eleusine spp., Panicum
maximum.
voir oiseaux granivores
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